Volvo Ocean RaceUn trio fringant en Passat

Dieter Loibner

 · 02.05.2012

Volvo Ocean Race : un trio fringant en PassatPhoto : Amory Ross/Puma Ocean Racing
Müller, homme de muscles, en train de nettoyer un des couguars de l'épée
Trois bateaux, une arrivée et peu d'air à respirer. C'est ce qui se passe en tête de la 6e étape VOR. Avec une moyenne de 22 nœuds, nous nous dirigeons rapidement vers Miami.

Depuis le départ d'Itajai, Puma est en tête, parfois confortablement, mais maintenant d'un cheveu seulement. Camper et Telefonica ont réussi à combler l'écart après la zone de convergence à l'équateur et sont en embuscade juste derrière. L'avance de Puma s'est réduite à un demi-mille avant de s'accroître à nouveau. Tous les bateaux ont misé chaque once de toile et filent à environ 22 nœuds de moyenne vers le nord-ouest, en direction de l'arrivée de l'étape en Floride.

  Deux fois plus motivé : Camper a la concurrence en vue et aussi le leadershipPhoto : Hamish Hooper/Camper Deux fois plus motivé : Camper a la concurrence en vue et aussi le leadership

"C'est une navigation extrêmement agréable", a commenté le navigateur de Telefonica, Andrew Cape. "Nous sommes dans l'alizé, vent de force 5, tout le monde est en vue". Le campeur rouge et le bleu Telefonica veulent tout faire pour se rapprocher de la tête au cours des prochaines 24 heures, car la situation ne restera pas aussi formidable très longtemps. Les prévisions météo annoncent qu'à hauteur des îles des Caraïbes, le vent redeviendra léger et instable, laissant à nouveau la porte ouverte au hasard.

  Depuis les hauteurs. Groupama est passé devant Abu Dhabi. Pour aller plus loin, il faut faire un parcours sans faute et avoir beaucoup de chance.Photo : Yann Riou/Groupama Sailing Team/Volvo Ocean Race Depuis les hauteurs. Groupama est passé devant Abu Dhabi. Pour aller plus loin, il faut faire un parcours sans faute et avoir beaucoup de chance.

C'est exactement le scénario qu'espèrent Groupama et Abu Dhabi, respectivement à 120 et 135 milles derrière, qui ne peuvent revenir dans la course que si le groupe de tête se gare. "Nous avons repris quelques milles dans le Pot au noir", explique Franck Cammas, le skipper des Français. "Avant, nous avions 12 heures de retard, maintenant nous n'en avons plus que 6. Même si la bataille se joue actuellement sur une distance de 100 milles, c'est toujours un combat".

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