Dès le troisième jour après le départ de l'étape au large d'Auckland, les sept équipes foncent vers l'océan Austral et le Cap Horn à des vitesses de 22, 23 nœuds. L'équipe américaine d'origine danoise Vestas 11th Hour Racing a pris la tête du classement général devant l'équipe espagnole Mapfre et l'équipe hollandaise AkzoNobel de Simeon Tienpont. Les six premiers bateaux étaient séparés d'à peine six milles nautiques après environ 55 heures de course et les positions changent souvent.
L'équipe de retour de Charlie Enright, Vestas 11th Hour Racing, s'est positionnée à l'est de la flotte et donc plus près du Cap Horn. Il en va de même pour Brunel, l'équipe de Bouwe Bekking, qui avait un temps mené le groupe mais qui, mardi, a une fois de plus montré un léger déficit de vitesse dans la comparaison directe de tous les bateaux.
Ce que les skippers ont dit avant le départ de l'étape reine entre Auckland et Itajaí au Brésil
Seule skipper de la flotte, Dee Caffari a déjà rédigé deux courts blogs depuis le bord. Son bilan intermédiaire après les deux premiers jours : "Quelles superbes 48 heures ! Nous dévalons la côte néo-zélandaise à toute vitesse, la flotte sur nos talons. Le soleil brille et la terre s'estompe pour devenir un lointain souvenir. Le vent monte et descend, il est encore un peu instable. Mais nous essayons de défendre notre position de leader".
Ce n'est pas tout à fait le cas puisque l'équipe de Caffari, Turn the Tide on Plastic, est actuellement reléguée à la sixième place, mais n'a que 5,9 milles de retard sur Vestas. Caffari écrit : "L'eau s'écoule en cascade sur le pont. Il fait définitivement plus froid. Mais nous ne pouvons pas encore nous en plaindre".
Les véritables épreuves ne se produisent que lorsque les bateaux s'approchent de la limite des glaces établie par le comité de course, qui descend à peu près jusqu'au 58e degré de latitude au large du Cap Horn et ne dépasse pas le 50e degré de latitude sur l'ensemble du parcours. La flotte navigue déjà dans les "Quarantièmes rugissants", les "Cinquantièmes furieux" seront bientôt atteints. Le skipper de Dongfeng, Charles Caudrelier, a sans doute entamé cette étape avec des sentiments mitigés : D'une part, son équipe veut se rapprocher des leaders espagnols et de ses anciens partenaires d'entraînement avec un résultat formidable. D'autre part, le Français se souviendra des deux dernières éditions de la Volvo Ocean Race avec des pensées sombres : Dans les deux cas, ses équipes ont eu à déplorer un démâtage sur cette étape.

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