Volvo Ocean RaceL'histoire du Westside dans les îles Salomon

Dieter Loibner

 · 03.03.2012

Volvo Ocean Race : l'histoire du Westside dans les îles SalomonPhoto : Nick Dana/Abu Dhabi Ocean Racing
Baptême de l'équateur par le roi Neptune. La recrue d'Abu Dhabi, Paul Wilcox, se fait surprendre.
L'Est contre l'Ouest. Qui va gagner ? Groupama et Puma sont à l'extérieur et en tête, mais les autres espèrent du vent dans les eaux peu profondes de l'île.
  Douche sur le pont avant à Abu Dhabi. Les vents détermineront s'ils ne devront pas tous prendre une douche froide à la fin.Photo : Nick Dana/Abu Dhabi Ocean Racing Douche sur le pont avant à Abu Dhabi. Les vents détermineront s'ils ne devront pas tous prendre une douche froide à la fin.

La division de la flotte a eu lieu comme annoncé, et après la frénésie de la semaine dernière, il faut maintenant faire preuve de tactique intelligente. Groupama, Puma et Abu Dhabi ont choisi la route ouverte et directe à l'est, tandis que Telefonica et le reste tentent de se faufiler à travers les eaux infestées de récifs des îles Salomon. Les bateaux devront toutefois faire face à un cycle de marée différent (une seule fois par jour) et à la présence de volcans pouvant atteindre 2000 mètres de haut.

  Divisé par les îles Salomon : Groupama, Puma et Abu Dhabi dans l'Est ouvert, Telefonica, Camper et Sanya dans l'Ouest difficilePhoto : Nick Dana/Abu Dhabi Ocean Racing Divisé par les îles Salomon : Groupama, Puma et Abu Dhabi dans l'Est ouvert, Telefonica, Camper et Sanya dans l'Ouest difficile

L'évolution de la situation météorologique et les conditions de vent qui en découleront détermineront qui aura la meilleure fin. Puma et Groupama sont suffisamment à l'est pour aborder le cap est de San Cristobal. Abu Dhabi, en revanche, ne le fait pas, et cela pourrait avoir de graves conséquences. "Nous sommes dans le pétrin", explique le skipper d'Abu Dhabi Ian Walker. "Continuer à naviguer à l'est nous donne une chance de terminer troisième si nous n'arrivons pas à attraper Puma et Groupama. Mais nous pourrions aussi finir derniers, ce qui serait plus qu'ennuyeux après avoir été si solides sur cette étape jusqu'à présent".

  Leçon de réparation : une voile d'avant déchirée doit être mise sous le pont et sous l'aiguille sur PumaPhoto : Amory Ross/Puma Ocean Racing Leçon de réparation : une voile d'avant déchirée doit être mise sous le pont et sous l'aiguille sur Puma

L'état d'esprit de Ken Read, le skipper de Puma, est tout autre. Même la voile d'avant déchirée, qui a dû être mise sous le pont pour être réparée, ne l'a pas particulièrement perturbé : "Le suspense reste entier. Nous avons le meilleur angle et sommes plus proches de l'arrivée. Les autres ont (pour l'instant) plus de brise, mais aussi des eaux inconnues avec des passages non répertoriés, un courant énigmatique et des vents qui tournent".

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  Alternative papier au traceur : sur Groupama, le couplage se fait à la mainPhoto : Yann Riou/Groupama Sailing Team/VOR Alternative papier au traceur : sur Groupama, le couplage se fait à la main

Les occidentaux, eux, misent sur une perturbation qui traverse actuellement la Nouvelle-Zélande et qui pourrait bientôt leur apporter des vents d'ouest plus frais, ce qui aurait également un effet négatif sur les alizés pour les bateaux à l'est. "Il est possible que l'ouest soit le meilleur", espère Will Oxley, le navigateur de Camper.

  Laver & sécher : le chef de Puma Ken Read lors de la toilette du chat sur le pont arrièrePhoto : Amory Ross/Puma Ocean Racing Laver & sécher : le chef de Puma Ken Read lors de la toilette du chat sur le pont arrière

Divisé par les îles Salomon

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