Volvo Ocean RaceD'abord pas de chance - et ensuite de la malchance

Lars Bolle

 · 22.10.2014

Volvo Ocean Race : D'abord pas de chance - et ensuite de la malchancePhoto : Yann Riou/Dongfeng Race Team/Volvo Ocean Race
Les bons conseils sont désormais chers : Charles Caudrelier, skipper de Dongfeng, réfléchit à la meilleure tactique à adopter
Le duo de tête s'éloigne. Les poursuivants sont certes sortis du pot au noir, mais ils ne peuvent pas encore saisir l'alizé du sud-est et continuent de perdre du terrain.

La première étape risque de tourner au duel. Abu Dhabi Ocean Racing et Team Brunel ont énormément augmenté leur avance depuis hier, pour atteindre actuellement environ 150 milles nautiques et plus sur le quatuor de poursuivants. Vestas Wind se trouve entre les deux, mais l'équipe danoise a également perdu le contact avec presque 100 milles nautiques de retard.

  La situation à 9h00Photo : Volvo Ocean Race La situation à 9h00

En ce qui concerne la situation tactique, on dit en anglais : "The rich gets richer", le riche devient toujours plus riche. En allemand, on dit simplement : "Der Esel macht immer auf den größten Haufen". En d'autres termes : le duo de tête n'est pas seulement loin devant, il va encore nettement augmenter son avance jusqu'au point de passage Fernando de Noronha, à 450 milles nautiques. Avec environ deux fois plus de vent que le quatuor de tête, environ 13 à 16 nœuds et plus de dix nœuds de vitesse, ils sont aussi presque deux fois plus rapides. L'alizé de sud-est devrait encore se renforcer au fur et à mesure de la progression vers le sud et tourner un peu en arrière, de sorte que les deux, qui peuvent maintenant presque faire un bord d'attaque, devraient arriver sur la même étrave. En revanche, les poursuivants, qui ont échappé au pire des calmes, sont encore confrontés à des vents instables et doivent parfois faire demi-tour. Dans l'ensemble, ce n'est pas une bonne situation de départ pour rattraper le retard.

Au début, la position au milieu s'est avérée malheureuse pour Dongfeng, Alvimedica, Mapfre et SCA, car à droite et à gauche, c'était la foire d'empoigne. Maintenant, après avoir échappé à l'accalmie, le vent tourne aussi sur le nez.

Yann Riou, journaliste chez Dongfeng, décrit ainsi son sentiment : "Le rapport de position vient d'arriver. Et il fait mal. Pour la troisième ou quatrième fois consécutive, nous sommes l'un des bateaux les plus lents. C'est comme si tout allait bien partout ailleurs, sauf là où nous sommes. Ce n'est pas facile à accepter. La tension à bord est palpable".

Ce résumé vidéo donne une impression du pot au noir

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Lars Bolle

Lars Bolle

Rédacteur en chef Digital

Lars Bolle est rédacteur en chef numérique et l'un des fondateurs de la présence en ligne de YACHT. Pendant de nombreuses années, il a travaillé comme rédacteur dans le domaine Test & Technique et a suivi de nombreux événements de voile. Son CV personnel en matière de voile va du sport de compétition en dériveur (champion d'Allemagne 1992 en Finn Dinghi) aux croisières en dériveur historique et moderne, en passant par les croisières en charter.

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