Reportage VeniseSightsailing dans les lagunes de Venise

Reportage Venise : Sightsailing dans les lagunes de VenisePhoto : Jan Jepsen
Avant le port de San Giorgio. Nulle part ailleurs, on ne se trouve aussi près et aussi charmant du centre de Venise.
La ville lagunaire et ses îles voisines, petites et grandes, font partie des destinations de rêve du nord de l'Adriatique. L'explorer en bateau est l'une des expériences les plus passionnantes que l'on puisse souhaiter en tant que navigateur.

C'est ce qu'on appelle de la malchance. Pourtant, le moteur du "Black Bird" vient d'être entièrement révisé, nous dit-on. Et voilà que, peu avant la livraison du bateau à Umag, l'accouplement d'arbre flexible rend l'âme. La manchette en caoutchouc s'est déchirée pendant le trajet de transfert. Et demain, c'est dimanche. En d'autres termes, l'équipage doit commencer la croisière par une journée à terre.

Ce n'est pas grave. Ça peut arriver. Une bonne occasion de s'exercer à la sérénité stoïque. De toute façon, il manque du vent pour faire le coup de l'Istrie à l'Italie en passant par la mer Adriatique. Cap sur Venise, pour être précis. Nous voulons parcourir la lagune et si possible naviguer partout où c'est possible. Faire un peu de "sightsailing". Avec son tirant d'eau variable, le "Black Bird" est fait pour ça. Même une mise à sec involontaire ne devrait pas poser de problème si l'on devait manquer le chenal.

Le bateau est une construction propre et individuelle dans le style d'un Crabber cornouaillais. Il est donc tout sauf un bateau de location typique. C'est plutôt un bateau de caractère. Avec sa grande voile à gaffes, il se démarque sur le marché de la location dans toute la Méditerranée.

A l'entrée du Grand Canal, l'ancien poste de douane abrite un musée d'art. Derrière, la coupole ronde d'une églisePhoto : Jan JepsenA l'entrée du Grand Canal, l'ancien poste de douane abrite un musée d'art. Derrière, la coupole ronde d'une église

Lundi matin, c'est le moment de larguer les amarres ! L'avarie a été réparée, le moteur fonctionne à nouveau, mais n'est pas utilisé pour l'instant. Les vents sont favorables pour la traversée de l'Adriatique. Mais avant, il faut encore faire la déclaration. L'accent est mis sur "encore", bien sûr. Il se murmure qu'en 2023, l'adhésion de la Croatie à l'accord de Schengen et l'introduction de l'euro auront mis fin à cette situation. Et on l'espère. Mais ce qui fait le bonheur du plaisancier fait le malheur du fonctionnaire. L'homme en uniforme qui copie les documents du "Black Bird" et tamponne la liste d'équipage n'est pas très enthousiaste à l'idée des changements à venir, comme il le laisse entendre. La navigation sans limites pourrait bien lui coûter son emploi avec vue sur la mer.

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Un rapide coup d'œil sur la carte et la voile de gaffes est mise en place. Vu du cockpit, cela ressemble à un travail de forçat. Plutôt fait pour quatre mains que pour deux. Heureusement que l'on a un homme à tout faire solide à bord. Les derniers mètres, au cours desquels la gaffe est placée sur la deuxième drisse après avoir occupé la première, sont particulièrement éprouvants pour les muscles. En tant que barreur, on transpire déjà en regardant.

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"Il n'y a probablement pas deux fois dans le monde un trafic de bateaux aussi important que celui de la place Saint-Marc".

À peine la grande toile a-t-elle été affectée à sa destination que la pression se fait sentir sur le gouvernail. Et pas qu'un peu ! Il faut deux mains et au moins une jambe qui s'appuie sur la banquette de cockpit opposée pour maintenir le cap. Ce n'est que lorsque la voile d'avant ventrue est déroulée sur la bôme du foc que l'équilibre est à peu près correct. Dommage que l'étai ait autant de jeu. Mais de toute façon, on ne gagnerait pas une régate.

Toujours est-il que le "Black Bird" prend de la vitesse. Avec cinq nœuds et demi, par demi-vent, on a l'impression de naviguer. Le bateau n'est certes pas un coureur, mais il donne une impression de solidité et de sécurité, et s'engage en douceur dans les vagues.

En fin de journée, nous atteignons la terre ferme italienne et nous amarrons à Mariclea. Un charmant petit port de club qui a visiblement tendance à s'ensabler, comme l'indique clairement le profondimètre. Nous parvenons à franchir une barre au milieu de l'entrée du port juste à temps avant qu'un orage n'éclate. Les rafales de pluie révèlent sans ménagement les points faibles des panneaux de pont à l'avant du bateau. Mais c'est un moindre mal en comparaison. Si nous avions fait directement escale à Venise, comme prévu initialement, l'orage se serait abattu sur nous en pleine mer.

La pluie est suivie par le soleil. Et avec lui, le lendemain, la marée moyenne nécessaire pour pouvoir appareiller. Je ne sais pas comment font les grands yachts dans la marina. Peut-être faire du slalom avec le pilote. Chez le capitaine du port, il y a une carte de l'entrée avec la date de la dernière mesure d'il y a dix jours et des endroits de 1,20 mètre de profondeur.

Que serait Venise sans ses gondoles ? Ces deux athlètes prouvent que ces engins volants peuvent également servir d'équipement sportif.Photo : Jan JepsenQue serait Venise sans ses gondoles ? Ces deux athlètes prouvent que ces engins volants peuvent également servir d'équipement sportif.

Nous partons avec la fameuse largeur de main d'eau sous la dérive rétractée. Cap sur la lagune. Le "Black Bird" navigue par vent de travers et mer plate le long de l'interminable lotissement de vacances de Jesolo. Entre la côte continentale et le Lido, on aperçoit enfin la toute dernière et la plus chère installation en béton de la région : la "digue pop-up", comme l'a titré le "Spiegel". Baptisé "Mose", ce bastion hydraulique de plusieurs milliards de dollars doit permettre d'enrayer les futures inondations. La dernière fois que Venise a été inondée, c'était en 2019, les dégâts étaient immenses. Le barrage scandaleux est désormais en service sur les trois passages menant à la lagune.

L'eau monte et le bateau est poussé en direction de Venise. Plus on s'approche de la place Saint-Marc par la voie royale, plus la mer devient agitée. Vaporetti, bateaux-taxis, car-ferries, péniches - face à la multitude de bateaux, il est difficile de s'y retrouver. Pour quelqu'un qui a été socialisé à la voile sur l'Elbe, cela rappelle la fête du port de Hambourg. A la différence qu'ici, il y a une telle activité 365 jours par an.

Face à cet état d'urgence maritime, le co-navigateur de Berlin se sent dépassé en tant que radar humain. Il est difficile d'imaginer qu'il existe quelque part dans le monde une plus grande densité de bateaux que juste devant la place Saint-Marc. Et c'est sans compter toutes les gondoles. Au moins, depuis peu, les bateaux de croisière doivent rester dehors.

"Il paraît que les habitants de Burano peignaient leurs maisons en couleur pour pouvoir rentrer chez eux en état d'ébriété".

En théorie, on peut même y naviguer, mais en pratique, il faudrait faire tourner le moteur à proximité du palais des Doges. On peut toutefois se demander s'il y a à bord un cône noir que l'on pourrait poser. Cela semble au moins aussi improbable que l'existence d'une police des eaux italienne qui se serait sérieusement souciée de cette aqua-anarchie. Mais nous ne voulons pas parier là-dessus.

Après une heure passée entre la place Saint-Marc et l'île de San Giorgio située en face, nous nous dirigeons vers la marina sur Certosa, qui ressemble à un monde parallèle : une oasis de calme ! Au milieu du chant des oiseaux. À seulement une station de vaporetto de la "terre ferme".

La marina fait l'objet d'investissements et de modernisations importants : des installations sanitaires dignes d'un Hilton ou d'un Ritz et un lounge bar chic avec vue sur les marinas d'en face. Les prix des mouillages sont partout similaires dans la lagune, presque comme s'ils avaient été fixés en secret. Seule la soif de cappuccino de l'équipage est freinée par le prix élevé du Certosa. Pour manger, il vaut peut-être mieux prendre le ferry et se faire ensuite ramener par le noble bateau-taxi de la Venezia Certosa Marina. Cela a quelque chose. Un soupçon de grandeur. Et en plus, c'est gratuit. Dommage que le passage de retour vers l'île soit si court.

Jour suivant, nouvelle destination. Cap sur Burano. La crainte de ne pas trouver le chenal à cause de tous les poteaux s'est dissipée au bout de deux jours au plus tard. Premièrement, on peut s'orienter grâce aux bateaux locaux. Et deuxièmement, sur les trois poteaux en bois qui composent les dalots pour les chenaux, un troisième, plus long, dépasse de l'ensemble au niveau des bifurcations. La plupart du temps, il est muni d'un panneau de vitesse. Tout ce qu'il reste à faire ensuite : que la numérotation des haubans soit bien visible pour le barreur.

Ils existent encore, les constructeurs de gondoles de Venise. Dans son petit atelier, l'un d'entre eux remet une vieille courroie en état.Photo : Jan JepsenIls existent encore, les constructeurs de gondoles de Venise. Dans son petit atelier, l'un d'entre eux remet une vieille courroie en état.

Celui qui pense pouvoir prendre un raccourci malgré des espaces maritimes ouverts et séduisants ne peut s'en prendre qu'à lui-même et devrait prévoir au moins une marée de retard. Comme certains plaisanciers que nous rencontrons et dont les connaissances nautiques ne sont manifestement pas à la hauteur des exigences de la lagune. Heureusement qu'ils sont en vacances et qu'ils ne sont pas pressés.

Burano elle-même n'a pas de marina. Nous nous amarrons donc aux poteaux d'accueil du "Venissa" sur l'île voisine de Mazzorbo. Il s'agit d'un domaine viticole proposant une gastronomie haut de gamme. Les deux îles sont reliées par un pont. De là, on peut parfaitement se promener dans Burano aux couleurs psychédéliques.

La légende de l'île est d'ailleurs la suivante : on dit que les habitants de Burano étaient tellement portés sur l'alcool qu'ils ne retrouvaient souvent pas le chemin de la maison. Les couleurs vives des maisons devaient les aider à retrouver leur lit. Aujourd'hui, il s'agit plutôt d'un coup de marketing. Ou l'ayurveda pour les yeux : coloré, coloré, le plus coloré. Pour pouvoir littéralement exister à côté de Venise.

Pendant la journée, Burano est un lieu d'excursion très apprécié. Tendance : trop populaire. Il est donc préférable d'arriver le soir sur sa propre quille et de passer entre-temps une île de la lagune plus loin, à Torcello - un ancien siège épiscopal. Au 10e siècle, l'île comptait entre 10.000 et 20.000 habitants et était plus grande et plus riche que Venise. Ce qui explique aussi l'imposante cathédrale de la petite île.

Multicolore, multicolore, Burano. Grâce à ses couleurs, la petite île se distingue clairement de ses voisines.Photo : Jan JepsenMulticolore, multicolore, Burano. Grâce à ses couleurs, la petite île se distingue clairement de ses voisines.

Juste à côté de l'imposante maison de Dieu, il y a quelques boxes où l'on peut s'amarrer. Comme nous sommes le seul bateau, nous prenons la précaution de nous amarrer à la tête du ponton pour ne pas y passer la nuit involontairement, même si l'emplacement est rarement joli. Malheureusement, sur la poignée de restaurants que compte l'île, tous sont encore fermés en début de saison.

Continuons donc à faire du shopping sur l'île et allons à l'Isola di Sant'Erasmo. Cette grande île verdoyante était déjà le potager de Venise à l'époque du doge. Elle promet à l'équipage la perspective d'une pizza inhabituelle cuite dans un four à bois mobile.

Pour les derniers miles, nous devons utiliser le moteur pour arriver à temps. Car la fermeture des magasins est prévue à 20 heures. Extrêmement inhabituel pour l'Italie. Nous nous sommes donc rapidement amarrés au mur du quai et avons parcouru en courant les derniers mètres jusqu'à la "Pizza Ovunque", ce qui signifie "Pizza partout", mais pas tout à fait. Le pizzaiolo mobile a été distribué par Certosa avec son four à bois monté sur un scooter à trois roues. On n'y voulait pas de concurrence sous la forme d'une mangeoire mobile. Il s'est maintenant installé avec son Ape sur une île plus loin. Dans un champ à côté d'un canal. Une véritable expérience : on a rarement mangé une pizza aussi charmante. Seuls les moustiques, eux aussi affamés, agacent un peu.

Le territoirePhoto : YACHTLe territoire

Après que les derniers jeunes aient épuisé leur adrénaline dans des courses de bateaux à moteur et que le dernier vaporetto soit passé, la paix revient sur le canal à Sant'Erasmo. En face, sur la digue, un seul pêcheur de nuit. Dans les arbres, une chouette. Au-dessus, le firmament. Et en un : satisfaction totale et une très bonne pizza.

Le lendemain matin, la marée basse remplace le réveil avant que le mur ne soit trop plat. Au lever du soleil, le "Black Bird" vogue vers la place Saint-Marc. Avant l'heure de pointe. Sous les voiles, le bateau attire l'attention même dans la lagune. Ou est-ce parce qu'il est rare de naviguer dans les chenaux ? Même l'un ou l'autre capitaine de vaporetto fait des signes de reconnaissance et de bienveillance. Pas la moindre trace d'agacement à l'idée que nous soyons trop larges dans le chenal. Cette fois, notre objectif est la marina de San Giorgio. En face du palais des Doges. On ne peut pas être plus excité à Venise. Cela ressemble plus à une loge qu'à une place d'amarrage. Et ce, au pied d'un gigantesque clocher qui dépasse même nettement les mâts des plus grands yachts.

Après la nature, place à la culture aujourd'hui. Et de la grande. Cette année, c'est la biennale d'art à Venise. Les célèbres pavillons des Giardini servent de salles d'exposition. Il ne faut pas manquer ça. Même si Venise a déjà plus qu'assez à offrir en termes d'attractions.

Le quatrième jour, nous partons finalement vers le sud. Cap sur Pellestrina et Chioggia. C'est samedi, l'eau monte, facilement reconnaissable à sa couleur plus fraîche. Plusieurs bateaux sont amarrés devant l'île déserte de Poveglia. Le mouillage ressemble à une piscine extérieure praticable. Idéal pour une pause baignade, qui plus est dans un décor impressionnant.

Poveglia est une ancienne station de quarantaine et une île-hôpital. En 1803, la fièvre jaune s'est déclarée dans les territoires espagnols. Seule Venise osa garder son port ouvert pour les navires espagnols. La quarantaine se faisait sur Poveglia.

Longue et étroite, Pellestrina est la dernière grande île du sud. Devant, la mer Adriatique, derrière, la lagune. Près de Chioggia, le gigantesque barrage de "Mose" nous renvoie en pleine mer.

Malheureusement, la croisière commence comme elle a commencé : par une panne. Le jour même de la restitution du bateau, nous tombons en panne de diesel par temps calme au milieu de l'Adriatique. La jauge de carburant nous a fait croire à un niveau élevé. Rarement on aura été aussi sensible au moindre souffle de vent pour finalement effectuer un accostage sous voile dans des conditions de rafales - justement sur la jetée extérieure d'une des coûteuses ACI Marinas de Rovinj au lieu de la jetée d'enregistrement.

Bon, de toute façon, l'ordinateur du douanier local est soi-disant en panne. Mais l'homme connaît un chauffeur qui peut emmener le skipper à Pula. Le bateau doit rester à Rovinj le temps nécessaire. Beaucoup de stress pour rien. L'arbitraire des fonctionnaires, comme on dit. On ne peut qu'espérer qu'à partir de l'année prochaine, cette histoire d'embarquement et de débarquement sera vraiment réglée. Cela rendrait la croisière d'Istrie à Venise encore plus attrayante.

Conseils de territoire

Marina San Giorgio La marina la plus spectaculaire en première ligne, au pied de l'imposant campanile de l'île et en face de la place Saint-Marc. Grâce à la taille du bateau, les frais d'amarrage sont supportables ; dans toutes les marinas, ils s'élevaient à environ 50 euros la nuit. Selon la direction du vent et le lieu d'amarrage, il y a toutefois un peu de cabotage dans le port étroit. Mais il suffit d'un arrêt en vaporetto pour se retrouver en plein centre de Venise !Photo : Jan JepsenMarina San Giorgio La marina la plus spectaculaire en première ligne, au pied de l'imposant campanile de l'île et en face de la place Saint-Marc. Grâce à la taille du bateau, les frais d'amarrage sont supportables ; dans toutes les marinas, ils s'élevaient à environ 50 euros la nuit. Selon la direction du vent et le lieu d'amarrage, il y a toutefois un peu de cabotage dans le port étroit. Mais il suffit d'un arrêt en vaporetto pour se retrouver en plein centre de Venise !Sant'Erasmo S'amarrer à l'angle nord-ouest du canal, non loin de l'embarcadère du ferry, avant 20 heures. Attention, à marée basse, le tirant d'eau pourrait être insuffisant. Une centaine de mètres à l'intérieur de l'eau, la pizza au feu de bois sur trois roues. S'asseoir sur la pile de bois et déguster un délice napolitain - ou l'emporter à bordPhoto : Jan JepsenSant'Erasmo S'amarrer à l'angle nord-ouest du canal, non loin de l'embarcadère du ferry, avant 20 heures. Attention, à marée basse, le tirant d'eau pourrait être insuffisant. Une centaine de mètres à l'intérieur de l'eau, la pizza au feu de bois sur trois roues. S'asseoir sur la pile de bois et déguster un délice napolitain - ou l'emporter à bordTorcello Dans la lagune nord, le trafic des ferries et la densité des bateaux diminuent. Devant le dôme, il y a quelques places d'amarrage qui sont volontiers occupées par des péniches en été. En basse saison, il n'y avait aucun problème pour se mettre le long du bateau. Sur l'île, il y a la "Locanda Cipriani" du gérant du célèbre "Harry's Bar" de Venise : bon, mais cher.Photo : Jan JepsenTorcello Dans la lagune nord, le trafic des ferries et la densité des bateaux diminuent. Devant le dôme, il y a quelques places d'amarrage qui sont volontiers occupées par des péniches en été. En basse saison, il n'y avait aucun problème pour se mettre le long du bateau. Sur l'île, il y a la "Locanda Cipriani" du gérant du célèbre "Harry's Bar" de Venise : bon, mais cher.Mouillage Isola Poveglia Cette île enchantée se trouve à tribord du Canale di Santo Spirito vers le sud. Le week-end, de nombreux bateaux jettent l'ancre devant sa rive ouest, car les mouillages tranquilles dans la lagune sont plutôt rares. Pour ceux qui le souhaitent, l'île est accessible en annexe.Photo : Jan JepsenMouillage Isola Poveglia Cette île enchantée se trouve à tribord du Canale di Santo Spirito vers le sud. Le week-end, de nombreux bateaux jettent l'ancre devant sa rive ouest, car les mouillages tranquilles dans la lagune sont plutôt rares. Pour ceux qui le souhaitent, l'île est accessible en annexe.Venezia Certosa Marina Sur l'île éponyme de Certosa, ce port est recommandé à tous ceux qui aiment un peu plus de verdure. L'environnement a des airs de zone de loisirs. Le gazouillis des oiseaux est plus bruyant que le trafic maritime intense dans la lagune. De nombreux investissements ont été réalisés ces dernières années. Entre autres dans des installations sanitaires nobles. On trouve sur place une gastronomie de qualité, mais à des prix élevés. La nuit, un bateau-taxi vient vous chercher à Venise si vous le souhaitez.Photo : Jan JepsenVenezia Certosa Marina Sur l'île éponyme de Certosa, ce port est recommandé à tous ceux qui aiment un peu plus de verdure. L'environnement a des airs de zone de loisirs. Le gazouillis des oiseaux est plus bruyant que le trafic maritime intense dans la lagune. De nombreux investissements ont été réalisés ces dernières années. Entre autres dans des installations sanitaires nobles. On trouve sur place une gastronomie de qualité, mais à des prix élevés. La nuit, un bateau-taxi vient vous chercher à Venise si vous le souhaitez.

Navigation et matelotage

yacht/M4873925Photo : Jan Jepsen

Une fois que l'on s'est familiarisé avec les dalots, la navigation à Venise est aussi sûre qu'un jardin d'enfants. Il est essentiel de respecter les chenaux, de ne pas les occuper au milieu et de ne pas essayer de faire de grandes traversées. Il est possible de naviguer partout avec des vents modérés à forts. Ce n'est qu'avant la place Saint-Marc que le moteur doit tourner. Par temps de brouillard, il est fortement déconseillé de sortir en mer. La traversée de l'Adriatique s'effectue à partir d'Umag, dans le nord de la Croatie, où il est possible de débarquer et d'embarquer. Pour la croisière vers Venise, il faut prévoir deux à trois jours à partir de Pula ou Medulin, le port d'attache du "Black Bird". Il est pratiquement impossible de faire le tour en une semaine, à moins de ne vouloir passer qu'une journée dans la lagune. Ou alors, on prévoit à la fin une longue croisière de nuit pour rentrer à Pula.

Vent et météo

La lagune est une zone protégée, la houle est principalement générée par le trafic maritime. Le vent typique de beau temps est le maestrale estival d'ouest à nord-ouest. Il commence le matin et se renforce jusqu'à cinq forces de vent en début d'après-midi. La bora, qui vient du nord-est des montagnes et s'abat sur la lagune et la Vénétie, est désagréable. Son point d'impact se situe près de Trieste. Les précipitations sont généralement dues au Scirocco, appelé Jugo en Croatie, qui se charge d'humidité en traversant la mer depuis le sud et apporte jusqu'à trois jours de mauvais temps et de pluie. Au printemps et en automne, il y a souvent du brouillard.

Charte

Le "Black Bird" est un one-off dans le style d'un Pilot Cutter 30 de Cornish Crabbers. Sous le pont, il est ouvert, confortable et étonnamment spacieux (hauteur debout !). Rien à voir avec les bateaux charters traditionnels. Mais il n'y a pas de cabine séparée et à partir de trois personnes, on se sent à l'étroit. Le bateau est plutôt destiné aux individualistes. Une petite expérience de la voile est recommandée. Le propriétaire - Clement Brysch, un coach suisse - finance ainsi son hobby et veut à l'avenir proposer des voyages de motivation à la voile. Le bateau sans équipage coûte 1.000 euros par semaine en basse saison et 1.700 euros en haute saison. A réserver sous www.klassikcharter.de

Littérature

yacht/M4878843Photo : Edition Maritim

"Les lagunes de Venise à Grado" de Heinrich Breidenbach, Edition Maritim, 29,90 euros.

Pour la visite à terre : "Venise" des éditions Lonely Planet, 19,95 euros

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