Pays-BasLe KNRM n'intervient automatiquement qu'en cas d'urgence réelle

Alexander Worms

 · 12.08.2020

Pays-Bas : le KNRM n'intervient automatiquement qu'en cas d'urgence réellePhoto : KNRM
Le nouveau vaisseau amiral de la KNRM, le NH 1816, n'intervient plus automatiquement et toujours à partir de la base.
Aux Pays-Bas aussi, il y aura dorénavant une distinction entre sauvetage et récupération. L'alerte en cas de détresse en mer reste toutefois inchangée.

A partir du 17 août, les sauveteurs de la Koninklijke Nederlandse Redding Maatschapij (KNRM), l'équivalent de la DGzRS, font savoir qu'ils ne sortiront automatiquement et directement après avoir été alertés par Den Helder Rescue qu'en cas de danger de mort ou de blessure. Si un bateau ou un yacht se trouve dans une situation difficile, mais pas dangereuse, le skipper doit se charger lui-même de l'assistance. Den Helder Rescue, le MRCC des Pays-Bas, n'est alors pas responsable de l'organisation et du déroulement des opérations.

Le skipper doit alors lui-même faire appel à un berger. Celui-ci est payant. Il peut s'agir de la KNRM, qui intervient alors après accord à un moment approprié et contre un salaire de sauvetage convenu, ou d'un entrepreneur indépendant qui remorque le yacht, fournit une aide au démarrage, apporte du carburant et remorque également l'avarie dans le port.

IMPORTANT : en cas de détresse en mer, c'est-à-dire lorsqu'il y a ou pourrait y avoir un danger pour la vie ou l'intégrité corporelle, l'alerte est donnée aux Pays-Bas comme jusqu'à présent via les canaux 10 ou 16, l'application KNRM-HELPT-APP (bouton rouge), le 112 ou le numéro de téléphone 0900-0111 (uniquement possible depuis les téléphones néerlandais). La KNRM intervient ensuite comme d'habitude.

Une distinction est donc faite entre le sauvetage et le dégagement. Ainsi, une personne qui s'enlise sur le Vrouwezand par temps calme et qui ne peut plus se relever sans aide extérieure, doit être secourue. se détache, il doit s'occuper lui-même de l'aide. Mais si la mer y est forte et que le bateau menace de couler, c'est à nouveau la KNRM qui est compétente. Si l'on tombe en panne au large d'Enkhuizen par vent faible avec un filtre à gazole bouché, on peut naviguer jusqu'au port. Mais si cela se produit dans le Texelstrom sans vent et que l'on risque de dériver dans la ligne de ferry vers Texel, la situation est tout à fait dangereuse. Le skipper devrait être en mesure de faire cette évaluation.

Cette mesure semble avoir été rendue nécessaire par le fait que la KNRM a été appelée à plusieurs reprises par le passé pour des missions relativement lapidaires. Les membres volontaires de l'équipage doivent alors quitter leur travail ou leur famille pour effectuer des missions facilement évitables. Il suffit de penser aux filtres à carburant bouchés en raison d'un entretien négligent ou à l'enlisement sur des bas-fonds parfaitement bétonnés. Cette situation n'était plus tenable.

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La KNRM continue à apporter son aide dans de tels cas, mais pas nécessairement immédiatement, mais sur rendez-vous, par exemple après la fin de la journée de travail de l'équipage. Les personnes qui souhaitent faire appel à la KNRM pour un sauvetage peuvent également le faire via l'application KNRM-HELPT-APP (bouton vert) ou en appelant le 0031/592 390 451. C'est la même chose que sur la route : celui qui tombe en panne avec un pneu crevé n'appelle pas non plus les pompiers, mais l'ADAC. Logique.

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