Les plaisanciers connaissent cette souffrance depuis des années : Lorsqu'on essaie d'emporter son gilet de sauvetage en avion, on rencontre des difficultés, surtout lorsqu'il s'agit de gilets de la classe de flottabilité la plus élevée, qui ont des cartouches de CO2 très volumineuses. En effet, les conditions imposées par la réglementation internationale des vols pour les matières dangereuses prévoyaient une limite supérieure pour le volume de la bouteille. Cette situation est désormais révolue.
Comme l'indique la direction de Secumar, le fabricant allemand est parvenu, de sa propre initiative, à ce que la limitation de taille des cartouches de CO2 des gilets de sauvetage à emporter dans les bagages en avion soit levée au 1er janvier 2019. C'est ce qu'a décidé l'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI) lors d'une réunion du "Dangerous Goods Panel", qui détermine les valeurs limites et les marchandises dangereuses. L'association internationale du transport aérien IATA a également adopté cette décision. Cette décision fait suite à une initiative de Bernhardt Apparatebau, le fabricant des gilets de sauvetage Secumar.
Ainsi, chaque passager peut désormais emporter dans ses bagages un gilet de sauvetage avec deux cartouches de CO₂ au maximum et pas plus de deux cartouches de rechange. Les gilets de sauvetage et les cartouches sont mieux conservés dans les bagages enregistrés et la cartouche doit être dévissée du mécanisme de déclenchement avant le vol. Le transport dans les bagages à main est limité et souvent difficile, car ce sont les agents de sécurité de l'aéroport qui décident en dernier ressort de ce qui peut être embarqué ou non. Il arrive régulièrement que les employés de l'aéroport, qui ne sont pas au courant des dernières évolutions, "confisquent" au moins la cartouche.
Secumar a publié des informations détaillées sur son site web. ici rassemblés.

Rédacteur Voyage