Pascal Schürmann
· 30.01.2012
Rares sont ceux qui traversent l'Atlantique dans le but d'atteindre les Caraïbes. Pour la plupart d'entre eux, le but est plutôt d'y arriver. Autrement dit, les jours passés dehors dans l'immensité de la mer. Avec les éléments. Avec le bateau. Avec les autres navigateurs. Et aussi, voire surtout, avec soi-même.
A peine arrivés sous des cieux ensoleillés, la plupart d'entre eux reprennent immédiatement l'avion. Seuls quelques chanceux ne doivent pas rentrer immédiatement chez eux, reprendre leur travail, le train-train quotidien. Certains poursuivent leur voyage, quelques semaines aux Antilles, puis à nouveau en Europe via l'Atlantique Nord. Ou plus loin vers l'ouest, sur la route du tour du monde pieds nus.
L'Atlantic Rally for Cruisers, qui débute chaque année à la fin du mois de novembre, est l'occasion de rencontrer des couples de skippers, des équipages familiaux, des affréteurs de couchettes, des passionnés de régates, des catamarans et des monocoques. Une foule bigarrée, mais unie par un projet commun : traverser l'Atlantique à la voile.
Certains l'ont déjà fait plusieurs fois. Mais pour beaucoup, c'est la première fois.
Les attentes, les espoirs et les rêves qui précèdent le voyage sont donc très différents. Et de toute façon, chacun vit la croisière différemment.
Nous avons demandé à des navigateurs, avant qu'ils ne mettent les voiles, ce qu'ils attendaient exactement, ce qu'ils espéraient trouver en mer, et pourquoi ils s'imposaient les rigueurs d'un voyage qui s'étend tout de même sur 2 700 milles nautiques. Avec le risque de s'exposer à des calmes ou des tempêtes, d'effectuer des veilles épuisantes et de devoir composer avec d'autres personnes dans un espace restreint. Et aussi se supporter soi-même.
Une fois arrivés dans les Caraïbes, nous avons à nouveau demandé des informations. comment cela s'est passé, ce qui n'a pas été comme nous l'espérions, ce qui était bon, ce qui était mauvais.Les comparaisons des réponses avant et après le voyage, parfois étonnantes mais toujours révélatrices, sont maintenant à lire dans le nouveau YACHT (numéro 4/2012, disponible dès maintenant chez les marchands de journaux).

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