Andreas Fritsch
· 17.01.2018
En Grèce, plusieurs projets visant à imposer une taxe de navigation élevée aux propriétaires privés et aux sociétés de location ont déjà échoué. Soit les projets de loi n'étaient pas prêts à être adoptés, soit ils étaient votés au Parlement mais n'étaient pas traduits en décrets par les ministères compétents et tombaient ainsi à l'eau. C'est ce qui semblait se passer avec le projet de loi qui a été adopté par le Parlement en 2014, mais qui est resté en suspens depuis, ce qui a fait espérer à de nombreux propriétaires que le problème était résolu.
Mais les choses bougent désormais, comme l'a appris le département croisière de la DSV. Le représentant de la KA, Joachim Rollhäuser, a appris lors d'un entretien avec le ministère compétent que le décret nécessaire du ministre de la navigation et des finances, qui manquait jusqu'à présent, a été signé récemment et transmis au ministère des finances. S'il y est signé, la publication au journal officiel suivra et la taxe pourrait alors être encaissée dès maintenant, selon le département des croisières.
Les taxes définies dans le règlement diffèrent fortement du premier projet de l'année 2014 ; désormais, les petits bateaux de plus de sept mètres sont également soumis à des taxes. Une taxe mensuelle est possible pour les équipages qui naviguent dans la zone de navigation, mais ceux qui disposent d'un mouillage permanent doivent payer une taxe annuelle. Jusqu'à douze mètres de longueur totale, il existe des taxes forfaitaires, au-delà, il faut généralement payer 8 euros par mètre de bateau. La structure actuelle est la suivante :
Le projet de taxe est donc nettement plus coûteux pour les propriétaires de petits bateaux, car en 2014, il avait d'abord été question d'exonérer totalement les bateaux de moins de dix mètres. Ce sont donc surtout les propriétaires de bateaux de plus de douze mètres qui paieront le prix fort : un yacht moyen de 44 pieds s'élèvera à 1248 euros par an si le bateau est à l'eau toute l'année. Pour certains propriétaires, il peut alors être intéressant de laisser le bateau à terre en hiver, car dans ce cas, aucune taxe n'est due. Le propriétaire doit toutefois obtenir un certificat correspondant auprès des autorités portuaires locales. On ne sait pas encore si cette attestation sera payante.
Alors qu'en 2014, lors de l'introduction de la loi, de vastes modèles de rabais étaient encore prévus, ceux-ci sont désormais relativement clairs : ceux qui paient en décembre ou en janvier pour l'année entière bénéficient d'un rabais de dix pour cent. Les propriétaires de yachts de plus de douze mètres bénéficient d'une remise de 20 pour cent s'ils ne viennent en Grèce qu'en cours d'année et y restent ensuite.
Les amendes prévues pour les propriétaires surpris sur le territoire sans preuve valable de la taxe payée sont également assez rigoureuses : 190 euros pour les bateaux de sept à huit mètres, 300 euros pour les bateaux de huit à dix mètres, 400 euros pour les bateaux de dix à douze mètres et 1100 euros pour les bateaux plus longs.
On ne sait pas encore par quelles autorités les taxes seront perçues et comment, ni à partir de quand la réglementation sera définitivement applicable. Les propriétaires devraient se renseigner auprès des autorités lorsqu'ils mettront à jour leurs documents Dekpa au printemps.

Rédacteur Voyage