Depuis peu, des rapports de propriétaires britanniques circulent sur les forums de croisière sur Internet. Ils affirment avoir été informés sur place que le "papier Dekpa", une sorte de permis de navigation dans les eaux grecques, sera soumis à une nouvelle réglementation à partir de 2017 et que tous les documents délivrés jusqu'à présent ne seront plus valables.
Le formulaire de format A4 avec des champs de timbre, que les propriétaires ne devaient faire tamponner par le capitaine du port qu'au début et à la fin de la saison et lorsqu'ils quittaient les eaux grecques, est désormais remplacé. Cela surprend, car les autorités n'avaient mis en place un allègement qu'en 2016. Auparavant, il devait théoriquement être tamponné à chaque visite dans un port. Une quarantaine de cases étaient prévues à cet effet. Mais dans la réalité, ni les skippers ni la plupart des capitaines de port ne s'en préoccupaient. Dernièrement, il avait même été délivré avec une durée de validité illimitée.
Mais tout doit désormais changer. Les propriétaires doivent s'annoncer auprès de la Coastguard à leur arrivée dans les eaux grecques ou, pour les détenteurs d'un mouillage permanent, au début de la saison. Les documents originaux suivants doivent y être présentés : enregistrement du yacht (permis de navigation international, certificat de pavillon), attestation d'assurance ainsi que carte d'identité/passeport de tous les membres de l'équipage.
Ce qui n'est pas tout à fait clair, c'est à combien s'élèveront les frais. Achim Rollhäuser, le représentant pour la Grèce du département croiseurs de la DSV, parle de 50 euros, tandis que des forums évoquent une taxe échelonnée en fonction de la longueur. Rollhäuser ne disposant pas encore du texte du nouveau règlement, les propriétaires devront sans doute patienter quelques semaines avant d'obtenir des éclaircissements sur la question. L'ancien Dekpa coûtait environ 30 euros.
On ne sait pas encore si cette nouvelle réglementation est liée au débat qui couve depuis longtemps sur une taxe pour les yachts dans la région. Les autorités grecques avaient adopté une loi dans ce sens, qui aurait imposé aux propriétaires des sommes à trois chiffres, voire plus de 1000 euros pour les grands yachts, mais elle n'a pas été appliquée. Les associations professionnelles s'étaient élevées contre cette annonce.

Rédacteur Voyage