Les autorités espagnoles ont trouvé un nouveau moyen de renchérir encore les frais d'amarrage déjà élevés en Espagne, et notamment aux Baléares, et de racketter les plaisanciers.
A partir de cette année, une nouvelle loi s'applique et impose une taxe pour la navigation dans les eaux espagnoles. Cette "Tasa por servicio de senalizacion maritima" est exigée pour tous les bateaux de plus de sept mètres de long qui soit disposent d'un mouillage permanent en Espagne, soit sont invités à naviguer dans les eaux espagnoles. Si le séjour dure plus de 50 jours, la totalité de la taxe est due, sinon 20 pour cent de la somme sont à payer par tranche de dix jours.
La taxe est calculée de la même manière que les frais d'amarrage pour les plaisanciers permanents : longueur multipliée par la largeur du bateau, puis par 4 euros. Pour un bateau moyen de 11 mètres, cela revient à environ 130 euros. Entre-temps, les premiers amodiataires rapportent que les administrations maritimes encaissent effectivement la taxe. Pour les exploitants de ports, il s'agit d'une obligation plus qu'ennuyeuse, car ils participent aux recettes par le biais d'une commission, selon les indications du département croisière de la DSV. Selon la KA, le gouvernement espère que la taxe générera des recettes de l'ordre de 12 millions d'euros.
Officiellement, la nouvelle taxe est justifiée par les coûts de la signalisation maritime, des phares et de leur entretien. Par le passé, des tentatives avaient déjà été faites pour collecter des fonds par le biais d'une taxe appelée "taxe sur les phares" dans le langage courant. Cela avait échoué en raison du manque de coopération de nombreux exploitants de la marine. Mais la nouvelle taxe a désormais le statut de loi et doit être collectée.

Rédacteur Voyage