Cela semble très prometteur : une puissance de 200 watts qui provient presque silencieusement d'une source d'énergie qui se trouve de toute façon à bord. L'air vicié, de la vapeur d'eau presque pure, est simplement évacué à l'extérieur du bateau.
Sur un yacht de croisière bien équipé, la consommation d'énergie quotidienne avec l'ordinateur de bord, le convertisseur, le réfrigérateur, le chauffage et l'électronique de navigation atteint rapidement 80 ampères-heures (soit 960 watts-heure). Pour les produire, la cellule a besoin de cinq heures et consomme environ 500 grammes de gaz. On constate ici, contrairement à l'indication initiale du fabricant (1 kilogramme pour 4,8 kWh par jour), la densité énergétique plutôt faible du propane/butane. Sans autres consommateurs comme le réchaud, une bouteille de 11 kg est donc vide au bout de trois semaines. Il faut alors la remplacer. Si une deuxième bouteille est embarquée, les longues traversées de l'océan ne posent pas de problème. L'appareil de 25 kilogrammes et de 660 x 270 x 400 millimètres est conçu pour une durée de vie d'au moins 3.000 heures.
Beaucoup doutent de la possibilité d'utiliser du gaz pour les piles à combustible. Ce n'est pas le cas de la jeune entreprise d'Heilbronn. Des tests sur le terrain doivent d'abord montrer si la pile, appelée Enyware, fonctionne au quotidien à bord. Tant que cela n'est pas garanti, Enymotion ne veut pas lancer son produit sur le marché. C'est pourquoi des exemplaires ne seront livrés aux clients qu'à partir du quatrième trimestre 2011. A condition que ces derniers aient préalablement versé 6.500 euros à la société d'Heilbronn.