A partir de 2014, tous les nouveaux moteurs de bateaux devront être conformes à une autre directive sur les gaz d'échappement. Elle est adaptée à la réglementation américaine TIER III, considérée comme stricte. "L'initiative a enfin été adoptée par le Parlement et peut désormais entrer en vigueur cette année. L'harmonisation avec les États-Unis permet aux constructeurs de proposer un seul et même moteur dans le monde entier. Cela réduit les efforts logistiques", explique Robert Marx, importateur de moteurs Yanmar et président de l'European Boatbulding Industry, l'association européenne du secteur qui a joué un rôle moteur dans la révision.
Le système d'épuration des gaz d'échappement exigé par la nouvelle directive n'est en aucun cas un catalyseur ou un filtre à particules, difficilement imaginable dans un système d'échappement humide, mais, selon Marx, déjà intégré dans les moteurs sous forme de recyclage des gaz d'échappement et autres. Les moteurs disponibles sur le marché satisfont déjà en grande partie aux valeurs limites exigées. Cela ne change donc pas grand-chose. Pas non plus pour les propriétaires d'anciens moteurs : "Il y a bien sûr une protection des droits acquis", explique Marx.
La notion de moteur d'entraînement a également été adaptée. Elle a été élargie afin de prendre en compte les moteurs à combustion utilisés dans les systèmes hybrides. Logique, car les groupes électrogènes utilisés, même s'ils ne sont pas directement destinés à la propulsion, doivent eux aussi rejeter des gaz d'échappement aussi propres que possible dans l'environnement.
Des règles spéciales, comme celles concernant le lac de Constance, continuent d'exister, mais doivent être harmonisées à l'échelle européenne avec l'aide de la Commission européenne.
Changement de dénomination prêtant à confusion
À la demande du Parlement, les catégories de conception ont été adaptées en plus de la directive sur les gaz d'échappement. Elles indiquent les conditions pour lesquelles un bateau a été conçu. Ainsi, la catégorie A indique que le bateau doit fonctionner jusqu'à des vents de force huit ou plus et des vagues de quatre mètres, mais pas dans des conditions météorologiques extrêmes comme les tempêtes. Ainsi, la réglementation se poursuit jusqu'à la catégorie D, qui doit pouvoir naviguer sans être affectée jusqu'à des vents de force quatre et des vagues de 0,3 mètre.
Ce que le Parlement a trouvé déroutant, c'est la désignation nominative des catégories (A = haute mer, B = en dehors des eaux côtières, C = eaux proches du littoral, D = eaux protégées). Pour réduire cette confusion, le Parlement a estimé qu'il était préférable d'utiliser dorénavant les catégories sans la classification nominative. Les catégories s'appellent donc désormais uniquement A, B, C et D. Les conditions sur lesquelles reposent les classifications restent toutefois les mêmes. Reste à savoir si l'amateur de sports nautiques en saura plus sur les capacités de construction de son yacht, maintenant qu'il n'y a plus de classification au-delà d'une simple lettre.
Autres réglementations en détail
Par exemple, il a été décidé que les caisses dans lesquelles sont stockés les réservoirs d'essence, par exemple le bidon pour l'annexe, doivent être ventilées.
La définition du terme "bateau de plaisance" a également été précisée avec plus de 2,5 et moins de 24 mètres.
Les hors-bord doivent être équipés d'une ligne d'arrêt d'urgence. Ce n'est pas nouveau en Allemagne, mais ça l'est dans d'autres pays de l'UE.
Les bateaux de plaisance doivent disposer d'un espace de rangement facilement accessible pour les équipements de sauvetage, en nombre suffisant pour le nombre maximal de personnes autorisées à bord. Cela semble logique, mais devient difficile sur des yoles ouvertes, comme un laser, qui est par définition un bateau de plaisance.
Ceux qui souhaitent lire ces modifications et d'autres en véritable "européen" trouveront le projet qui a entre-temps été adopté par le Parlement, ici.