"Notre objectif était de construire un bateau qui puisse participer avec succès à des régates tout en rendant l'accès à la scène moins cher", explique Moeser à propos du concept. Outre la finition, la construction d'une coque légère et résistante à la torsion absorbe la majeure partie des coûts. Les chantiers navals de série misent pour cela sur le collage de moule sous vide. Mais cela nécessite un noyau positif, ce qui augmente considérablement les coûts unitaires.
C'est précisément là que Moeser intervient. Son 20er, basé sur un tracé de Judel/Vrolijk, est une construction à base de contreplaqué et de lattes de cèdre de 13 millimètres d'épaisseur. Les barres de bois sont collées directement sur l'ossature de la membrure qu'il a développée, au lieu d'être posées sur des malléoles séparées. Le clou : les pièces de bois pour la coque et la cale simple sont préfabriquées au millimètre près par découpe laser. Ensuite, tout s'assemble comme un grand kit de modélisation et il suffit de le coller avec de la résine époxy. Les travaux d'ajustement ou de ponçage, qui prennent beaucoup de temps, ne sont pratiquement plus nécessaires pour la carcasse, et la construction avance rapidement.
En outre, l'ossature composée de 14 membrures, d'une quille, d'un puits de dérive et d'un balancier est conçue de telle sorte qu'elle ne se contente pas d'assurer toutes les tâches structurelles. Les compartiments de rangement, les supports de couchette et les corps flottants nécessaires selon les règles de la classe sont également intégrés en tant qu'éléments porteurs. Aucun autre aménagement intérieur n'est donc nécessaire, du moins pour la régate. Cela aussi permet d'économiser du temps et de l'argent.
Vous découvrirez dans le numéro 10/2012 de YACHT, en kiosque à partir du 25 avril, tout ce qui se cache derrière ce kit, son prix et comment ce dériveur à construire soi-même navigue.

Rédacteur Test & Technique