C'est aujourd'hui la fin, à partir de demain le Royaume-Uni ne sera plus membre de l'UE. C'est la fin de plusieurs années de lutte acharnée pour savoir si les Britanniques resteront ou quitteront l'UE. Les conséquences concrètes de cette décision, tant pour les Européens que pour les Britanniques, restent encore floues dans de nombreux domaines.
1. changement de frontière plus coûteux
Officiellement, les personnes qui naviguaient vers l'Angleterre devaient déjà quitter l'Allemagne et déclarer leur arrivée en Angleterre. Mais dans la pratique, les autorités de part et d'autre de la Manche n'exigeaient généralement pas le respect des formalités. Cela pourrait changer. Dans le pire des cas, des visas seront nécessaires. Il est plus probable qu'en plus des documents habituels du bateau, le passeport suffise toujours, mais qu'il ne doive plus être valable au moins trois mois, mais éventuellement six. Le passage à la capitainerie et à la douane devrait également devenir obligatoire pour les plaisanciers anglais après un Brexit dur.
2. importation involontaire de bateaux
Les propriétaires locaux dont les bateaux sont stationnés en permanence en Angleterre depuis un certain temps doivent faire attention ! A partir de demain, ils se trouveront en dehors de l'UE et devront, en cas de retour en Allemagne, être importés dans l'UE, c'est-à-dire dédouanés et taxés. On ne sait pas encore si cela sera effectivement le cas. Mais ceux qui souhaitent jouer la carte de la sécurité doivent dès aujourd'hui déplacer leur bateau dans un pays de l'UE par mesure de précaution.
3. équipement et sécurité
Au sein de l'UE, la certification CE d'un yacht garantit que celui-ci répond aux normes d'équipement et de sécurité en vigueur. Il est possible que l'Angleterre ne reconnaisse plus ce certificat à l'avenir et édicte ses propres règles. En cas de doute, les yachts étrangers qui mettent le cap sur l'île devront également se conformer à ces règles.
4. nouvelles règles en matière d'assurance
Qu'il s'agisse d'une assurance bateau ou d'une assurance santé, les plaisanciers devraient vérifier si leurs polices continuent à les couvrir lorsqu'ils se rendent en Angleterre. En particulier, les propriétaires dont le yacht est sous contrat avec un assureur britannique devront probablement chercher un nouveau prestataire. Et l'on ne sait pas non plus si les caisses d'assurance maladie allemandes continuent de régler les factures de médecin ou d'hôpital en Angleterre. En cas de doute, il vaut mieux souscrire une assurance maladie pour les voyages à l'étranger.
5. gazole hors taxes
En Angleterre, le diesel rouge bénéficie encore d'avantages fiscaux. Seuls les équipages britanniques étaient autorisés à l'importer dans l'UE. Tous les autres pouvaient tout au plus importer des quantités résiduelles. Cela devrait cesser à l'avenir.
6. questions fictives non résolues
Les pays de l'UE reconnaissent généralement entre eux les brevets de voile et de radio d'autres pays de l'UE. En revanche, dans certains pays tiers, les skippers doivent parfois passer un examen complémentaire, par exemple pour obtenir un permis radio spécifique au pays. Reste à savoir s'il en sera de même en Angleterre.
7. bilan de santé pour les animaux domestiques
Celui qui veut emmener son chien ou son chat de bord en Angleterre doit déjà respecter diverses prescriptions, du passeport pour animaux valable à l'attestation de vaccination. En principe, peu de choses vont changer. Mais il faudra peut-être remplacer les documents existants par de nouveaux.
8. appels téléphoniques coûteux
Les règles de l'UE en matière d'itinérance pourraient être supprimées pour la Grande-Bretagne. Si l'on veut maîtriser ses coûts téléphoniques, mieux vaut donc à l'avenir acheter une carte prépayée en Angleterre ou alors éteindre son téléphone portable lorsqu'on traverse la Manche.

Chef de texte YACHT