Il s'agissait jusqu'à présent du frein aux coûts le plus utilisé pour l'entrée, désormais extrêmement chère, des yachts dans le parc national des Kornati : Celui qui s'amarrait aux pontons d'une konoba et y prenait son repas du soir n'était pas contrôlé par les contrôleurs du parc national et n'avait pas à payer la taxe. En haute saison (juin-septembre !), le prix d'un billet acheté dans le parc national s'élève désormais à environ 162 euros par jour pour un bateau de 11 à 18 mètres. Si on l'achète en ligne à l'avance, il est 50 % moins cher.
Le fait qu'aucun contrôle n'ait été effectué jusqu'à présent sur les pontons des konoba n'est toutefois pas une exonération officielle, mais résulte du refus des propriétaires de restaurants de laisser les contrôleurs pénétrer sur leurs terrains. Ils s'opposent depuis des années à la taxe par ce biais, car ils craignent une forte baisse de la fréquentation de leurs restaurants. Ces dernières années, l'administration du parc national a tenté à plusieurs reprises d'introduire des contrôles dans les konobas, mais elle a échoué face à la résistance civile parfois farouche des restaurateurs.
Mais il semble que cela ait changé. YACHT dispose d'un premier rapport selon lequel un équipage a été interrogé sur place par le tenancier de la konoba pour savoir s'il était en possession d'un ticket pour le parc national. Si ce n'était pas le cas, celui-ci leur a proposé d'acheter directement auprès de lui un billet à prix réduit pour 180 kunas. Le prix serait alors inférieur de près de 50 pour cent au prix déjà réduit de la prévente sur Internet ou dans les points de vente sur le continent. Comme l'équipage avait un billet, il a refusé.
Interrogé à ce sujet, Karl-Heinz Beständig, expert du secteur, confirme une évolution similaire : "Les restaurants locaux et l'administration du parc national sont depuis longtemps à la recherche d'une solution au litige sur les taxes, par l'intermédiaire d'un ministère. Il semble que les restaurateurs devront demander à leurs clients s'ils disposent d'un ticket. Mais ils n'ont pas le droit de contrôler la présence effective de ce ticket. J'ai reçu des informations selon lesquelles certains restaurants disposent déjà d'imprimantes à tickets".
Sur le site web du parc national, les informations relatives à l'achat de billets ne font pas état d'une nouvelle réglementation.

Rédacteur Voyage