Pour la star allemande de la voile Boris Herrmann, la nouvelle année apportera un nouveau bateau et son retour tant attendu en régate. Il n'a participé qu'une seule fois à une grande régate en 2021, après la finale passionnante du Vendée Globe en janvier. Pour la Kieler Woche, le navigateur allemand s'était présenté avec son équipe sur son plan d'eau natal. En outre, les apparitions télévisées, les hommages, les engagements environnementaux, les quatre livres publiés, la famille de sponsors qui s'est agrandie avec succès, l'extension de l'équipe à environ 50 concurrents et surtout son projet de nouvelle construction en France l'ont fortement sollicité. Malgré une saison sans bateau de course, ce fut une année à bout de souffle ! Aujourd'hui, le quadragénaire hambourgeois est impatient d'entamer la nouvelle année et de faire son retour sur l'eau.
Trois souhaits a le professionnel de la voile, auteur de livres et père de famille Boris Herrmann pour la fin de l'année et pour 2022.Le plus importantJ'espère que notre nouveau bateau sera placé sous une bonne étoile. On est un peu superstitieux", dit-il. Il pense à des bateaux et des skippers comme "Charal" et Jérémie Beyou, dont la nouvelle construction s'est cassée la figure peu après son baptême et qui a contraint le favori français du Vendée Globe à faire demi-tour, à réparer et à remonter, seul et sans chance, dès le début de la course, en raison de gros problèmes techniques.
Le nouveau yacht Imoca pour l'équipe de course Team Malizia de Herrmann est construit en France. La deuxième moitié de la construction a déjà commencé. Le bateau devrait être terminé en juin 2022 et commencer immédiatement ses tests et ses entraînements.Andreas Fritsch, rédacteur de YACHT, a rendu visite à Boris Herrmann et à son équipe en France, où il a pu donner à ses lecteurs, en cette fin d'année, un aperçu exclusif de ce projet encore en grande partie top secret. Vous pourrez lire ce reportage passionnant ainsi qu'une interview de Boris Herrmann dans YACHT 2, en kiosque à partir du 5 janvier.
Souhait deuxHerrmann espère plus de participants pour la première de ses deux courses au sommet prévues : The Ocean Race 2023. La course classique, qui avait débuté en 1973/74 sous le nom de Whitbread Round the World Race, est encore en panne de participants. Un an avant le départ, repoussé en janvier 2023 pour des raisons de pandémie, la plus importante course autour du monde en équipage manque d'une véritable flotte. Des dizaines d'équipes se sont certes inscrites, mais seules quelques-unes ont confirmé leur participation. Pour sa 14e édition, la course par équipe Ocean Race sera disputée dans deux divisions de bateaux : les yachts Volvo Ocean 65 déjà éprouvés et la classe Imoca en plein essor, connue depuis le Vendée Globe. C'est là qu'Herrmann veut attaquer avec son équipe Malizia et son nouveau bateau. Officiellement, seules deux équipes Imoca, 11th Hour Racing et sa campagne, sont inscrites et financées. De nombreuses autres écuries et des noms connus comme Yannick Bestaven, vainqueur du Vendée Globe, Kevin Escoffier et d'autres encore font l'objet de rumeurs et d'espoirs.
Herrmann reste optimiste : "Cinq Imoca, ce serait déjà bien. Nous aurions alors une course. Ce sera un peu l'année du destin pour cette grande course qui doit sortir de la crise". Combatif, il ajoute : "Nous ferions le tour du monde à la voile de la même manière, même sans The Ocean Race". Team Malizia a besoin des plus de 30 000 milles du parcours de l'Ocean Race en étapes autour du monde pour tester et optimiser la nouvelle construction en vue du deuxième Vendée Globe Solo du skipper en 2024/25.
Une bonne nouvelle pour les fans allemands de l'Ocean Race est tombée juste avant la fin de l'année : Pour l'avant-dernière étape du tour du monde, dont le départ sera donné à Aarhus, au Danemark, et l'arrivée à La Haye, aux Pays-Bas, un fly-by est prévu à Kiel en juin 2023. Le peloton de régate naviguera autour d'une marque de virage sur le fjord intérieur de Kiel. "C'est un beau et important message", déclare Herrmann. Cette annonce a ravivé les souvenirs de la seule victoire allemande de l'histoire de la course : en 2002, l'"illbruck" avait remporté la course par étapes autour du globe. Plus de cent mille spectateurs avaient alors célébré le triomphe lors du passage de la ligne d'arrivée à Kiel.
Herrmannstroisième souhait s'est déjà réalisé : Il n'a pas passé et ne passe pas les fêtes de fin d'année seul en mer comme l'année dernière, à 15 000 kilomètres de son port d'attache de Hambourg, quelque part dans la grisaille de l'océan Austral. Cette année, il est réuni avec sa femme Birte Lorenzen-Herrmann, leur fille Marie-Louise âgée d'un an et demi et le chien de la famille, Lilli. "Le premier Noël avec ma fille et ma propre petite famille a été merveilleux. Malou est adorable, elle parle déjà beaucoup". Pour Boris Herrmann, la nouvelle année, le baptême du bateau en été 2022 et son retour sur l'eau peuvent venir

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