Youth America's CupL'heure de vérité est arrivée

Dieter Loibner

 · 12.02.2013

Youth America's Cup : l'heure de vérité est arrivéePhoto : YACHT/Jen Edney
Plaisir et puissance : la STG/NRV Youth Team est "ready to roll
Trois jours d'entraînement et d'optimisation ont eu lieu au Red Bull Youth AC. Les cartes sont maintenant dévoilées. La STG/NRV Youth Team ose espérer

"Cool". "Génial". "Fou". "Folie". C'est ainsi que s'expriment les jeunes lorsque quelque chose les émeut positivement. Ce sont aussi des expressions que l'on entend souvent dans les conversations avec les navigateurs du STG/NRV Youth Team lorsqu'ils parlent de l'expérience qu'ils ont vécue au cours des trois premiers jours d'entraînement sur les catamarans AC45 dans la baie de San Francisco. Pour la plupart d'entre eux et leurs 35 collègues d'Australie, du Danemark, de Nouvelle-Zélande, d'Autriche et d'Afrique du Sud, c'est le point culminant de leur jeune carrière de navigateurs que de pouvoir humer l'air des navigateurs professionnels pendant quelques jours et peut-être d'imaginer un tel avenir.

Mais c'est à partir d'aujourd'hui que tout se joue. En effet, jusqu'à vendredi, ces navigateurs doivent prouver, dans des conditions de régate, qu'ils ont, en tant qu'équipe, ce qu'il faut pour naviguer sur un tel AC45 avec gréement à ailettes dans la baie, à la limite ou presque, et ainsi se recommander pour la Youth America's Cup en septembre. L'ordre d'arrivée est certes important, mais il ne fait pas tout. Ce qui compte avant tout, c'est l'impression générale que les professionnels qui naviguent à bord en tant qu'observateurs auront des équipes. Il y aura à chaque fois trois bateaux sur le parcours et, après chaque course, un équipage échangera des bateaux avec une équipe en attente. Lors de la troisième manche, STG/NRV rencontrera les équipes de Nouvelle-Zélande et d'Australie, qui sont très estimées. Dans la manche suivante, il y aura un "match international" contre l'Autriche, avec la Nouvelle-Zélande en troisième position, ce qui n'est pas sans conséquence. Et dans la sixième course du jour, le Danemark et l'Afrique du Sud seront les adversaires. Le classement sera établi selon le système des points faibles.

  Prêt à naviguer : Michael Seifarth (à droite) et David Heitzig en train de décharger les voiles d'avantPhoto : YACHT/Jen Edney Prêt à naviguer : Michael Seifarth (à droite) et David Heitzig en train de décharger les voiles d'avant

"Attendre la perfection après trois jours d'entraînement n'est pas réaliste", dit le barreur Erik Heil, qui connaît le boulonnage du 49er, même si ce n'est pas dans cet ordre de grandeur. "Là, toutes les équipes sont dans le même bateau". Mais il est confiant, car sa troupe s'est améliorée rapidement et de manière mesurable. "Nous avons optimisé la hauteur de vol et maintenu la coque si près de l'eau qu'elle ne touchait que légèrement la pointe des vagues". Conclusion : nous avons gagné sept degrés d'altitude par rapport aux jours précédents et la vitesse de pointe sur un couloir très venté et pointu, avec seulement un petit foc, s'est approchée de manière suspecte des 30 nœuds.

  Mettre les gaz sur la BayPhoto : YACHT/Jen Edney Mettre les gaz sur la Bay

Le chef d'équipe Markus Koy en a pris bonne note, mais a mis en garde contre une euphorie exagérée. "Faisons d'abord le parcours proprement, et nous verrons ensuite". Il ne faudrait pas que cela soit interprété comme de la dépression, car pour toutes les personnes présentes, il s'agit de la première régate avec des bateaux inhabituels et extrêmes, sur lesquels elles ont mis le pied pour la première fois il y a trois jours. Max Böhme, régleur de voiles d'avant SST/NRV, est en tout cas impatient : "Nous sommes méga-motivés". Lui et ses collègues de Kiel, Hambourg et Bavière sont sans aucun doute positivement émus.

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