Hier jeudi, Tom Ehman, conseiller en matière de règles au sein de l'équipe de l'America's Cup d'Oracle BMW Racing, a dû tomber des nues lorsqu'il a reçu un appel de Jock Anderson, journaliste du journal néo-zélandais "The National Business Review".
Ce dernier avait reçu des documents dans lesquels figuraient non seulement les structures organisationnelles des fonds de financement de l'équipe néo-zélandaise, qui défendait son titre, mais aussi tous les salaires des Kiwis.
Selon ce document, certains membres de l'équipe Shore gagneraient 40 000 dollars, le skipper Dean Barker et le chef du design Tom Schnackenberg même 600 000 dollars. Et ce, bien que l'équipe ait encore récemment demandé à la ville d'Auckland de faire un don. Que ces chiffres soient exacts ou non. Le fait est qu'Ehman affirme : "Je ne connais pas ces papiers. Et je ne les ai évidemment pas envoyés non plus".
Qui se cache donc derrière cette tentative de discréditer à la fois l'équipe hôte de Nouvelle-Zélande, l'équipe Oracle BMW Racing et, en fin de compte, la "National Business Review" ? Une autre équipe ? Enfin, les tentatives de semer le trouble et de créer des difficultés aux équipes adverses se multiplient à mesure que les courses de la Louis Vuitton Cup ( à partir du 1er octobre 2002) et de l'America's Cup (à partir du 15 février 2003) approchent.
Quoi qu'il en soit, Joanna Ingley, porte-parole de l'équipe Oracle BMW Racing, a annoncé que la police allait intervenir pour découvrir qui se cachait derrière ces agissements frauduleux.