La Coupe des superlatifs 2007 risque de perdre de son attrait. Il s'avère que certaines équipes ont de graves problèmes financiers. Il est possible que ce ne soit qu'une question de temps avant que le premier syndicat ne retire son inscription.
Car l'heure de vérité approche, celle de la construction des nouveaux bateaux. Les équipes qui n'ont pas encore d'activités à présenter sont automatiquement soupçonnées de ne pas arriver jusqu'à la ligne de départ à Valence. Jusqu'à présent, les Actes se déroulaient avec les anciens bateaux. Cela était avantageux. Seuls les Sud-Africains, faute de bateau d'occasion compétitif, utilisaient un nouveau bateau.
Mais désormais, les équipes doivent mettre la main à la poche pour fournir du matériel neuf aux navigateurs. Des informations sur le début de la construction, la phase de construction et les numéros de voile attribués font le tour du monde. Et c'est justement la stratégie, à savoir quand quels bateaux seront construits et utilisés, qui est l'une des décisions particulièrement critiques qui déterminent la victoire à la Coupe.
Celui qui construit en premier révèle à la concurrence beaucoup de choses dont elle peut s'inspirer. Celui qui construit trop tard ne peut pas tester et optimiser le navire suffisamment longtemps. C'est pourquoi les grandes équipes jouent au poker. La politique d'information fait partie de la stratégie.
Mais de tels soucis n'existent pas chez les petites équipes. Les Allemands ont déjà fait savoir qu'ils ne construiraient probablement qu'un seul bateau. Il est en voie d'achèvement chez Knierim. La mise à l'eau est prévue pour le mois de mai.
En revanche, la communauté de la Coupe s'inquiète beaucoup pour les Suédois. Chez Victory Challenge, le silence règne sur les plans de construction et certains navigateurs auraient déjà cherché de nouveaux emplois. Les Franco-Chinois n'ont pas non plus l'intention d'annoncer une nouvelle construction. En revanche, les informations sur les salaires non payés se multiplient. Les informations sur un budget astronomique sont en tout cas fausses dans l'état actuel des choses.
Les Français sont très ouverts sur leur problème d'argent. Ils étaient certes l'une des premières équipes sur la liste d'inscription, mais depuis, ils vivent au jour le jour. En revanche, ils ont accompli des prouesses avec leur très vieux bateau. Mais à Trapani, il a failli se casser la figure. Un grand sponsor titre devait enfin être présenté au salon nautique de Paris. Mais jusqu'à présent, seuls quelques petits ont pu être gagnés.
Récemment, les Italiens de +39 ont également fait l'objet d'informations négatives : personne ne les croyait capables d'aller aussi loin et de participer à la course. Mais ils l'ont fait avec beaucoup de succès. Mais il y a des rumeurs de salaires non payés. D'un autre côté, les plans de construction sont déjà annoncés.