"Avec nos deux bateaux, nous voulons toujours simuler la pression du match racing que les autres se mettent entre eux", a déclaré Jimmy Spithill, l'un des deux pilotes d'Oracle Racing. "Parfois, les choses tournent mal, mais c'est un risque à prendre si l'on pousse au maximum". Ce qui n'est pas dit à cette occasion : Oracle est la seule équipe à disposer du luxe de plusieurs AC45 et aussi celle qui peut facilement se permettre un tel faux pas. Le bureau de presse a également passé sous silence le fait que deux superstars australiennes se trouvaient à la barre lors de l'incident.
Cela s'est logiquement produit le dernier jour d'entraînement, lorsque les deux bateaux se sont retrouvés dans le vent et que Darren Bundock a voulu se détacher derrière la poupe de Spithill, mais s'est trompé de distance dans la brise de San Francisco de plus de 20 nœuds. Il s'en est suivi une explosion et un crash au cours duquel une proue du bateau de Bundock (n°4) a touché la coque bâbord de Spithill (Coutts, n°5) par le milieu. La scène a rappelé le méga-crash d'Alinghi contre Roland Gäbler lors de la régate Extreme 40 d'Istanbul la saison dernière.
Une chance dans son malheur : au moment de la collision, il n'y avait pas encore trop de vapeur, il s'agissait donc plus d'une éraflure que d'un impact majeur. L'annexe est rapidement intervenue avec un équipement de pompage lourd pour maintenir le véhicule endommagé à flot. Il n'y a pas eu de blessés, car les plaisanciers ont vu venir le coup et ont pu se mettre à l'abri à temps. C'est maintenant au tour de l'atelier de remplacer la coque, tandis que l'équipe se rend à Naples pour le début de la saison des America's Cup World Series. L'année dernière aussi, les copeaux ont volé chez Oracle avant le début de la saison. "Ce genre de choses arrive toujours le dernier jour d'entraînement ou avant un long week-end", a commenté sarcastiquement un membre du service.
Une mise en bouche pour la prochaine saison de l'AC45
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