Dans la région de la mer Baltique, on signale depuis quelque temps de plus en plus de cas de dysfonctionnements de la navigation par satellite. Les plaisanciers devraient en profiter pour revoir leurs habitudes de navigation.
L'autorité finlandaise des communications et des transports, Traficom, signale actuellement des perturbations persistantes de la navigation par satellite et des communications mobiles. Selon cette autorité, les perturbations du GNSS se sont intensifiées au printemps 2026. En ce qui concerne la navigation, Traficom cite notamment le golfe de Finlande oriental comme zone concernée et conseille aux plaisanciers de ne pas se fier aveuglément au traceur de cartes et d'emporter une carte marine papier.
L'Estonie a également mis en garde contre une recrudescence des perturbations GNSS dans le golfe de Finlande. Les autorités soulignent que les données de temps et de position provenant des systèmes satellitaires sont utilisées dans de nombreux systèmes de navigation. Les perturbations peuvent donc non seulement affecter l'affichage de la position, mais aussi influencer d'autres systèmes embarqués, tels que les fonctions de pilotage automatique ou les données AIS.
En Suède, l'Agence maritime (Sjöfartsverket) avait également mis en garde contre des perturbations du GPS en mer Baltique. Le magazine YACHT a fait état de la Avertissement de l'Agence suédoise de la navigation maritime concernant des perturbations GPS à grande échelle. Ce document recommande notamment des méthodes alternatives de détermination de la position, l'utilisation de cartes marines papier à jour et le suivi des avis de navigation.
Dans la pratique à bord, la cause est secondaire dans un premier temps. Qu'il s'agisse d'une perturbation GNSS à grande échelle, d'une antenne défectueuse, d'un problème logiciel, d'une coupure de courant, d'une tablette en surchauffe ou d'une batterie déchargée : ce qui importe, c'est que l'équipage sache comment réagir lorsque la position électronique fait défaut ou n'est plus plausible.
Un problème de GPS ne s'annonce pas toujours par un écran noir. C'est justement ce qui le rend dangereux. Le traceur peut continuer à fonctionner tout en affichant des données erronées ou invraisemblables. Le yacht semble alors sauter sur la carte électronique, se trouvant apparemment à côté du chenal ou même à terre. La vitesse par le fond varie fortement, bien que le yacht navigue de manière régulière. La trace fait des détours, l'heure d'arrivée change brusquement ou plusieurs appareils indiquent soudainement des positions différentes.
Il peut être utile de consulter l'affichage satellite. Si seuls quelques satellites sont encore utilisés ou si la précision indiquée varie fortement, l'équipage doit vérifier minutieusement les données de position. Mais il est encore plus important de vérifier la concordance avec la réalité : la position correspond-elle à la bouée située en avant ? La direction vers le chenal correspond-elle à celle indiquée par le compas ? La profondeur de l'eau correspond-elle à celle indiquée sur la carte ? Un repère terrestre se trouve-t-il là où il devrait se trouver selon la carte électronique ?
Même l'AIS ne peut se substituer à l'observation visuelle dans de telles situations. Les positions des autres navires reposent également sur des données satellitaires. Si les données GNSS sont perturbées ou manipulées, les cibles AIS peuvent également devenir invraisemblables. L'AIS reste utile, mais il convient de le recouper avec l'observation visuelle, le radar, le cap au compas et le doute raisonnable.
La règle d'or est la suivante : ne pas attendre que plus rien ne fonctionne. En effectuant régulièrement des contrôles de cohérence, même en fonctionnement normal, on détecte plus tôt les anomalies du système électronique. La navigation ne commence pas seulement lorsque le traceur tombe en panne. Le magazine YACHT montre également ce que cela peut signifier à bord.Récit d'une expérience sur les perturbations GPS et le retour à la carte et à la boussole.
En cas de panne, c'est sur la table à cartes que l'on trouve la meilleure aide. Une carte marine papier à jour de la zone de navigation, un crayon, une gomme, un compas, un triangle de route ou une règle de navigation et un compas en état de marche font partie de l'équipement de base. Le guide YACHT explique quel matériel est utile pour le travail sur carte. Vous aurez besoin de ces outils de navigation pour travailler sur les cartes. Une boussole de relèvement est particulièrement utile lorsqu'il faut déterminer sa position sans GPS.
Avant de prendre la mer, il ne suffit pas d'entrer l'étape du jour dans le traceur. Il est judicieux d'établir un bref plan de navigation classique : où se trouvent les passages étroits, les hauts-fonds, les zones de séparation du trafic ou les chenaux de navigation ? Quelles bouées, balises, jetées, caps, clochers ou bâtiments remarquables peuvent servir de repères ? Où trouve-t-on des ports de refuge, des mouillages ou des eaux libres au cas où la navigation deviendrait plus difficile ? Pour préparer cette étape, l'article de YACHT est tout indiqué Planification de l'itinéraire : la préparation du parcours quotidien avant le départ.
Il est tout aussi important de connaître les interdépendances à bord. Le traceur, la tablette, l'AIS, le pilote automatique, l'écran d'instruments et les applications peuvent utiliser la même source GNSS ou traiter les mêmes données provenant du réseau de bord. Un deuxième écran ne constitue donc pas automatiquement une réserve indépendante. Si plusieurs appareils reprennent la même valeur de position erronée, cela peut facilement créer un faux sentiment de sécurité.
Une simple habitude permet de réduire considérablement le risque : noter régulièrement le dernier point de repère fiable. En consignant toutes les 30 minutes sa position, l'heure, le cap et le trajet sur une carte ou dans un journal de bord, on ne se retrouve pas face à une page blanche en cas de panne. On peut alors reprendre la navigation à partir de ce dernier point de repère fiable.
Il convient également de vérifier la boussole avant de prendre la mer. Elle doit être facile à lire, même de nuit. Son écart doit être connu ou, à tout le moins, avoir fait l'objet d'une vérification plausible. Quiconque doit naviguer sans GPS a besoin d'une boussole en laquelle il peut avoir une confiance absolue.
Si le traceur ou l'application tombent en panne ou fournissent des données peu plausibles, l'équipage ne doit pas se précipiter pour modifier les réglages. Ce qui compte avant tout, c'est la situation sur le terrain. Il faut réduire la vitesse, renforcer la surveillance, vérifier le trafic et, si possible, s'éloigner des hauts-fonds, des bouées et des bords du chenal.
En cas de mauvaise visibilité, de circulation dense ou de coupure de courant, la pression pour agir s'intensifie. Il convient alors de décider rapidement s'il faut poursuivre la route, attendre ou se rendre dans un endroit sûr.
L'étape suivante consiste à déterminer la dernière position fiable du navire. Si la position électronique était encore plausible il y a quelques minutes, elle doit être immédiatement reportée sur la carte papier, avec l'heure. Si la dernière position est incertaine, l'observation visuelle, la profondeur de l'eau, le cap au compas et les relèvements permettent de délimiter la zone probable.
C'est à partir de là que commence la navigation par estimation. Le cap, la vitesse et le temps écoulé sont reportés sur la carte. La position estimée ainsi obtenue ne remplace pas la précision du GPS, mais elle permet à l'équipage de rester opérationnel. L'article de YACHT explique comment cette méthode fonctionne De la lecture de carte à l'orientation à la boussole et à la navigation en binôme.
Il est important d'envisager une marge d'erreur généreuse. Le vent, le courant, les imprécisions de pilotage et les erreurs d'enregistrement font dévier le yacht de sa trajectoire. Plus la navigation se prolonge sans confirmation de la position, plus l'incertitude grandit. Le vent et le courant, en particulier, peuvent modifier la route prévue au fond, comme l'explique l'article de YACHT sur Prise en compte du vent et de l'électricité montre.
Du point de vue géographique, la navigation terrestre la meilleure aide. Un relèvement effectué sur un objet clairement identifié permet d'obtenir une ligne de position. Deux relèvements vers des objets différents fournissent un lieu d'observation à leur point d'intersection. Les balises lumineuses, les repères maritimes fixes, les jetées, les caps, les clochers, les bâtiments caractéristiques ou d'autres objets clairement indiqués sur la carte conviennent à cet effet. YACHT résume les principes de base dans l'article Navigation terrestre : comment déterminer votre cap sans aide technique ensemble.
Cela aussi sondeur Cela devient alors plus qu'un simple indicateur de profondeur. Cela peut aider à vérifier l'emplacement supposé. Si la carte indique une profondeur de douze mètres à l'endroit présumé, mais que la sonde affiche constamment trois mètres, quelque chose ne va pas. Dans les zones où les lignes de profondeur sont bien marquées, la profondeur peut constituer un élément important pour vérifier l'emplacement.
Radar constitue, s'il est disponible et maîtrisé, une ressource précieuse. Les distances par rapport aux côtes, aux îles, aux bouées ou aux jetées peuvent être vérifiées à l'aide de la carte. C'est justement lorsque la visibilité est mauvaise que le radar peut aider à préciser une position incertaine. Il est toutefois indispensable que l'équipage ne se mette pas à tester l'appareil seulement en cas d'urgence.
Sans vue sur la campagne, la Navigation par liens l'instrument de navigation. À partir du dernier point de repère sûr, le cap, la vitesse et le temps sont enregistrés. Dès que des repères, des bouées, des balises ou un littoral distinctif redeviennent visibles, la position est vérifiée et corrigée. Le guide YACHT offre également un aperçu concis S'orienter sans GPS : méthodes traditionnelles en cas d'urgence.
Le traceur est un excellent outil. Il ne dispense toutefois pas l'équipage de vérifier les informations qu'il fournit. Quiconque prépare sa carte, son compas et ses méthodes de relèvement, réfléchit régulièrement et note le dernier endroit sûr ne se retrouve pas désorienté en cas de perturbations du GPS ou de problèmes techniques. La navigation sera alors peut-être plus lente et plus prudente. Mais elle reste maîtrisable.

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