Lars Bolle
· 22.01.2026
Les aurores polaires se produisent lorsque des particules chargées sont dirigées vers l'atmosphère terrestre et font briller des gaz. Les éjections de masse coronale (CME, Coronal Mass Ejection), des nuages de plasma du Soleil qui peuvent frapper la Terre après un à trois jours, sont souvent à l'origine de ces phénomènes. Les gaz lumineux deviennent visibles lorsque l'activité géomagnétique est suffisamment forte et qu'il fait nuit. Il est important de les classer : les aurores boréales ne sont pas la "tempête solaire" elle-même, mais le signe visible que le champ magnétique terrestre est actuellement fortement excité.
Lorsque des aurores boréales sont visibles en Allemagne, cela indique clairement une activité géomagnétique accrue. Cette semaine, l'événement a été temporairement classé G4 sur l'échelle G (niveaux G1 à G5 pour les tempêtes géomagnétiques). G4 est considéré comme fort.
D'ailleurs Ces processus se déroulent toute l'année. C'est un mythe de croire que les aurores boréales n'existent qu'en hiver. Il y en a toujours, mais elles ne sont pas toujours visibles. Elles ne sont visibles que lorsque le ciel est suffisamment sombre. Les nuits lumineuses d'été, l'activité peut être présente sans que l'on puisse la voir à l'œil nu.
Les amateurs de sports nautiques ne courent toutefois aucun risque aigu et direct pour leur santé. Seules les personnes qui se trouvent à l'extérieur ou en bordure du bouclier naturel de la Terre, comme les astronautes ou le personnel navigant, sont concernées en raison d'une exposition accrue aux radiations. Les dangers sont plutôt secondaires, découlant d'éventuelles perturbations des systèmes techniques, notamment lors d'une navigation exigeante, la nuit ou en mer.
Ainsi, la navigation par satellite GNSS (GPS, Galileo) peut devenir moins précise en cas de forte activité. La cause en est la modification de l'ionosphère, qui influence les voies de transmission des signaux. Cela peut se traduire par une plus grande dispersion de la position, des interruptions momentanées ou des sauts peu plausibles. La radio à ondes courtes (HF) peut également être plus fortement touchée, car elle dépend également de l'ionosphère. Les radios maritimes VHF ne sont généralement pas affectées dans la vie quotidienne côtière, car les VHF sont principalement des radios à vue. Toutefois, il n'est jamais possible d'exclure complètement une perturbation.
Le compas ou d'autres capteurs magnétiques, comme les capteurs de fluxgate, peuvent également être perturbés, car les tempêtes géomagnétiques peuvent augmenter les variations du champ magnétique. Dans la pratique, cela signifie que les indications de cap peuvent devenir plus instables et qu'un petit écart peut être agaçant au mauvais moment, par exemple lors d'une navigation de nuit ou dans un chenal étroit. Toutefois, sous nos latitudes, ces écarts se situent plutôt dans le domaine de la Déviation.
Une aurore boréale n'est pas une raison pour se réfugier au port. Mais c'est une bonne occasion de revoir sa discipline de navigation, surtout si l'on s'appuie beaucoup sur l'électronique.
Des précautions utiles lorsque le niveau d'alerte météo spatiale est élevé ou que la navigation devient exigeante (et qui devraient de toute façon toujours s'appliquer) :
- Vérifier la plausibilité de la position GNSS : Utiliser activement le radar, les relèvements, les profondeurs, l'image de la tonne et le log/lot pour effectuer une vérification croisée, au lieu de suivre simplement le point de traceur.
- Comparer les sources de cours : Boussole magnétique, boussole électronique, cap au sol à partir du GNSS. En cas d'écart, naviguer de manière conservatrice et préférer corriger plus tôt.
- Penser la communication de manière redondante : Ceux qui naviguent en mer ou qui utilisent les ondes courtes doivent prévoir des alternatives en cas d'événements forts.
- Le timing : Les zones de navigation étroites, la nuit, les vents forts et le trafic important sont de toute façon des "amplificateurs d'erreurs". Si, en plus, la technique devient moins fiable, un plan conservateur peut s'avérer judicieux.
Pour le quotidien à bord, les apps sont surtout utiles lorsqu'elles fournissent des alertes push et présentent les principaux indicateurs de manière compréhensible.
Les aurores boréales sont avant tout belles et ne représentent pas un danger immédiat. Il convient toutefois d'être particulièrement attentif à la navigation lorsque de fortes tempêtes solaires sont prévues.