Pascal Schürmann
· 15.05.2026
Les contrôles étaient axés sur la vérification de l'aptitude des conducteurs de bateaux à naviguer ainsi que sur les éventuels effets de l'alcool et des drogues. Les agents ont contrôlé aussi bien des bateaux de plaisance et de location que des pêcheurs et des bateaux de passagers.
Les agents ont constaté que trois conducteurs de bateaux avaient une consommation d'alcool significative. Dans la zone côtière au large de Warnemünde, un alcootest a révélé un taux d'environ 1,5 pour mille chez un habitant de Rostock âgé de 62 ans. Sur la Warnow, les policiers ont contrôlé un conducteur de bateau de 34 ans originaire de Rostock avec un taux d'alcoolémie de 1,4 pour mille. Les agents ont constaté le même taux chez un homme de 40 ans qui se trouvait avec deux autres personnes dans un bateau de pêche sur le lac de Plau.
Dans les trois cas, les agents de la police des eaux ont dressé un procès-verbal pour conduite en état d'ivresse. La poursuite de la navigation a été interdite et les conducteurs de bateaux responsables ont fait l'objet d'un prélèvement d'échantillons de sang.
Outre les procès-verbaux pour alcool au volant, la police fluviale a enregistré 25 autres infractions ou délits au cours de la journée. Les agents ont notamment sanctionné le non-port du permis de navigation de plaisance, le manque de permis de pêche et le manque d'équipement de sécurité à bord.
Les conducteurs de bateaux sont soumis à des limites d'alcool claires sur les eaux allemandes. L'article 3, paragraphe 4, du règlement sur la navigation maritime stipule que personne ne peut conduire un véhicule avec 0,25 milligramme d'alcool par litre ou plus dans l'air expiré ou 0,5 pour mille ou plus dans le sang. Cette règle s'applique à tous les véhicules, y compris les voiliers non motorisés. Le décret sur la navigation intérieure contient des dispositions similaires. Le lac de Constance constitue une exception, puisque la limite d'alcoolémie y est plus élevée (0,8).
Des règles plus strictes s'appliquent à certains secteurs de la navigation. Pour le transport de passagers ou de marchandises dangereuses, la limite du taux d'alcoolémie est fixée à zéro. Une inaptitude relative à la conduite peut être constatée dès 0,3 pour mille si des symptômes de défaillance apparaissent.
Les infractions à la limite d'alcoolémie peuvent être sanctionnées comme des infractions administratives ou des délits. Pour les taux compris entre 0,5 et 1,09 pour mille, il s'agit généralement d'une infraction administrative, à condition qu'il n'y ait pas de signes de défaillance. Dans la navigation intérieure, on risque alors des amendes allant de 350 à 2.500 euros, dans la navigation maritime de 750 à 2.500 euros.
À partir d'un taux d'alcoolémie de 1,1 pour mille, il y a inaptitude absolue à la conduite, punissable en vertu de l'article 316 du code pénal. Cela s'applique indépendamment de l'apparition de symptômes d'ébriété. Dans de tels cas, des amendes ou des peines d'emprisonnement ainsi que la prescription d'un examen médico-psychologique sont possibles. Une infraction à la limite d'alcoolémie pour la conduite d'un bateau peut également avoir des conséquences sur le permis de conduire pour les véhicules à moteur.
Le délit de mise en danger de la navigation, prévu par l'article 315a du code pénal, est particulièrement grave. Toute personne qui, en raison de l'influence de l'alcool, n'est pas en mesure de conduire son véhicule en toute sécurité et met ainsi en danger sa santé, sa vie ou des biens matériels importants, doit s'attendre à une peine d'emprisonnement pouvant aller jusqu'à cinq ans ou à une amende.
Outre les conséquences pénales, des conséquences civiles sont à craindre. En cas de consommation d'alcool et d'accident consécutif, l'assurance peut réduire ou refuser des prestations, notamment si la consommation d'alcool est la cause de l'accident. Un taux d'alcoolémie de 0,3 à 1,09 pour mille peut entraîner une incapacité relative de conduire, ce qui peut conduire à une réduction proportionnelle de la prestation d'assurance. A partir de 1,1 pour mille, on suppose une incapacité absolue de conduire, ce qui libère généralement l'assureur de son obligation de prestation. Les skippers peuvent alors être personnellement responsables des dommages.

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