Les services météorologiques annoncent des chutes de neige parfois importantes pour les jours à venir. Les propriétaires de bateaux dont les bateaux sont entreposés en plein air pendant l'hiver, donc pas dans un hangar protégé, doivent être particulièrement vigilants dans une telle situation. La neige signifie du poids, et du poids signifie une charge pour la bâche, éventuellement la structure et le châssis. Si l'on n'agit pas maintenant, on risque d'endommager le bateau et, en cas de doute, d'avoir des problèmes avec l'assurance.
La neige semble inoffensive, mais elle ne l'est pas. Alors que la neige poudreuse sèche semble d'abord légère, son poids augmente fortement avec l'humidité. Si elle repose sur une bâche pendant plusieurs jours, son poids s'additionne rapidement à plusieurs centaines de kilogrammes, en fonction de la surface et du degré d'humidité.
Les bâches qui s'affaissent sont particulièrement critiques. Elles agissent comme des creux dans lesquels la neige et l'eau de fonte peuvent s'accumuler. Cela sollicite non seulement la bâche elle-même, mais aussi l'armature, le bastingage et, dans les cas extrêmes, le support de stockage.
La mesure la plus importante dans un entrepôt à ciel ouvert est une bâche bien tendue et correctement montée. Elle doit être placée de manière à ce qu'il n'y ait pas de surfaces horizontales, mais une pente nette sur laquelle la neige peut glisser. Pour en savoir plus sur les bâches d'hiver, consultez notre Article spécial.
Une structure de soutien stable ou un cadre de bâche sont alors vivement recommandés. Les solutions provisoires sans répartition continue de la charge augmentent le risque de surcharges ponctuelles. Tout aussi important : tous les points de contact entre la bâche et le bateau, par exemple au niveau du bastingage ou des arêtes vives, doivent être rembourrés afin d'éviter les frottements.
Un bateau en hivernage n'est pas un objet que l'on "dépose et que l'on oublie". C'est justement en cas de chutes de neige annoncées que les propriétaires de bateaux devraient contrôler régulièrement leur bateau. Concrètement, cela signifie qu'après de fortes chutes de neige, il faut se rendre sur le lieu d'entreposage et enlever la neige de la bâche.
Plus cela se fait tôt, moins le poids est important. La neige humide et gelée est non seulement plus difficile à enlever, mais elle pèse sur la bâche et la structure pendant des heures, voire des jours. Lors du balayage, il convient de travailler avec précaution, d'utiliser des balais souples et de ne pas frapper ou appuyer pour éviter d'endommager le matériel.
La bâche et la carrosserie ne sont pas les seules à subir des contraintes. Une charge de neige supplémentaire agit durablement sur le chevalet ou la remorque. Les propriétaires de bateaux devraient donc vérifier si le bateau reste stable, si tous les supports sont correctement alignés et si le sol ne s'est pas affaissé, en particulier lors des changements de rosée et de gel.
Agir activement après des chutes de neige n'est pas seulement une question de bons soins, mais peut aussi être pertinent du point de vue du droit des assurances. Dans ce contexte, la soi-disant couverture tous risques est parfois mal interprétée. Dans les assurances de yachts, les "obligations" sont presque toujours réglées, c'est-à-dire les devoirs de diligence et de coopération du preneur d'assurance. En outre, des exclusions peuvent être définies, comme le fait que les dommages causés par des "conditions météorologiques habituelles et non soudaines" ne sont pas couverts.
Cela signifie que le bateau assuré devrait être protégé contre les dommages prévisibles. Les fortes chutes de neige ne sont pas considérées comme un événement imprévisible si elles ont été annoncées. Si des dommages surviennent, les assureurs vérifient si des mesures raisonnables, telles que le déneigement ou le contrôle de la bâche, ont été prises.
A cela s'ajoute l'obligation de réduire les dommages : si un propriétaire reconnaît un danger, par exemple une charge de neige massive sur la bâche, et qu'il n'agit pas, cela peut entraîner une réduction des prestations en cas de sinistre.
Une étape simple mais utile est la documentation. Une photo prise après le balayage de la bâche ou une brève note sur les visites de contrôle peuvent aider à prouver, en cas de doute, que l'on a rempli ses obligations. C'est une garantie utile, notamment en cas d'hivernage prolongé.
Les propriétaires peuvent se demander s'ils ont besoin d'une bâche, et pas seulement pour faire face à la neige. Si des travaux doivent être effectués sur le pont et que la bâche fait office de toit, cela peut être judicieux. Mais est-ce que cela peut aussi être une simple protection contre les intempéries ?
Le bateau est exposé aux intempéries toute la saison sans protection, alors pourquoi pas en hiver ? Le fait de ne pas mettre de bâche réduit au moins la pression du vent. Bien sûr, le bateau s'enfonce davantage, mais il faut de toute façon le nettoyer au printemps.
Parfois, la raison invoquée est une meilleure aération, parce que l'écoutille avant et une partie de la cloison de la descente peuvent être ouvertes. Mais si la bâche s'envole en cas d'intempéries, les dégâts peuvent être plus importants que si le bateau avait été laissé sans bâche et avec des panneaux.
La bâche d'hivernage ne s'impose donc pas d'elle-même, c'est un choix que chacun doit faire en pesant le pour et le contre.