Pascal Schürmann
· 06.05.2019
Une information diffusée hier soir par le Bayerischer Rundfunk (BR) Message n'a sans doute pas fait sursauter que la direction de Bavaria, mais aussi les employés de la Chantier naval de grande série. Selon la BR, celle-ci a licencié 29 des 550 employés pour des raisons économiques et a en outre demandé le chômage partiel pour la période de juin à octobre. La chaîne se réfère à des informations du conseil d'entreprise du chantier naval et du syndicat IG Metall.
La direction du chantier naval dément aujourd'hui cette information. L'attaché de presse de Bavaria, Marcus Schlichting, souligne pour YACHT qu'aucune demande de chômage partiel n'a été déposée à ce jour.
"La direction du chantier naval négocie actuellement avec le comité d'entreprise un nouveau modèle de temps de travail flexible", explique Schlichting. Cela est devenu nécessaire car on ne fait plus appel à une centaine d'intérimaires comme auparavant, mais on veut produire avec un plus grand nombre de salariés permanents. Comme le carnet de commandes est toujours soumis à des fluctuations saisonnières - le chantier naval est naturellement plus occupé en hiver qu'en été -, les besoins en main-d'œuvre varient, notamment dans la production.
On veut maintenant y répondre par un modèle de temps de travail flexible, auquel le comité d'entreprise semble s'opposer. Le CEO de Bavaria, Michael Müller, explique à ce sujet :
"Nous sommes en pleine réorganisation de Bavaria. Nous modifions et améliorons l'entreprise dans de nombreux domaines, notamment pour parvenir à une production plus flexible. L'objectif est de travailler selon le principe d'une usine qui respire". Et d'ajouter : "Nous discutons actuellement du contenu avec le comité d'entreprise".
Ce n'est que si le comité d'entreprise n'approuvait définitivement pas un nouveau modèle de temps de travail que le chantier naval devrait examiner l'option du chômage partiel, selon Schlichting.
En ce qui concerne les licenciements mentionnés dans l'article du BR, l'attaché de presse corrige également : "Il n'y a pas eu 29 licenciements, mais 24 dans le cadre d'une optimisation de la production". Il ne faut cependant pas y voir la preuve d'une crise. "Au contraire, nous embauchons actuellement de nouvelles personnes dans d'autres secteurs de l'entreprise", rapporte Schlichting.
Les chiffres de production mentionnés dans le rapport BR, à savoir 350 bateaux à moteur et yachts à voile pour cet exercice (novembre 2018 au 31 juillet 2019) et 450 bateaux prévus pour le prochain exercice (1er août 2019 au 31 juillet 2020), seraient exacts.

Chef de texte YACHT