VPLP OceanwingsGréement à ailes 2.O : entièrement automatique et à prise de ris

Michael Good

 · 09.04.2017

VPLP Oceanwings : gréement à ailes 2.O : entièrement automatique et à prise de risPhoto : VPLP
Oceanwings
Des ailes pour l'avenir : les ingénieurs de VPLP travaillent sur une voile semi-rigide qui peut être replié et qui s'ajuste automatiquement.

Le système a été présenté sous la marque déposée Oceanwings, basé sur un profil d'aile efficace en deux parties, similaire aux gréements actuellement utilisés sur les catamarans à foils de l'America's Cup. Mais contrairement aux machines de course AC actuelles, l'aile de l'Oceanwings n'est pas complètement rigide, elle peut être mise en place comme une voile traditionnelle et peut également être arisée. Le profil est constitué de nervures flexibles en fibre de carbone, sur lesquelles est tendu un tissu de voile par segment. Le profil est fixé à un mât rond non étayé et non profilé. La résistance de l'aile n'est obtenue qu'après l'affermissement au mât.

  Le porteur expérimental est un trimaran de huit mètres. Le système devrait être utilisé sur de grands navires de transport de marchandises ainsi que sur des voiliers.Photo : VPLP Le porteur expérimental est un trimaran de huit mètres. Le système devrait être utilisé sur de grands navires de transport de marchandises ainsi que sur des voiliers.

La particularité du système Oceanwings est son automatisation complète. Les données relatives à la force, à la direction et à l'angle d'incidence du vent sont analysées par un ordinateur central et l'aile est ensuite toujours réglée de manière optimale et entièrement automatique par un système hydraulique complexe. L'aile Oceanwings a été testée pour la première fois avec succès sur un trimaran de huit mètres de Tricat. Il s'agit toutefois encore d'un essai sur modèle. Dans un premier temps, le système de VPLP devrait surtout être utilisé sur les cargos et les grands yachts de luxe, avec pour objectif un bilan énergétique nettement meilleur sur les longues distances et une forte réduction des émissions polluantes. Mais il est également prévu de le mettre en œuvre sur des voiliers et des catamarans de moyenne et grande taille, explique Nicolas Sdez, chef de projet VPLP.

  Le système Oceanwing devrait permettre aux cargos de naviguer jusqu'à 42% plus efficacementPhoto : VPLP Le système Oceanwing devrait permettre aux cargos de naviguer jusqu'à 42% plus efficacement

L'idée d'un gréement flexible n'est cependant pas tout à fait nouvelle : en 2014 déjà, le groupe français Beneteau avait présenté un gréement à ailes d'une seule pièce, mais réglable par des articulations, monté sur un voilier de type Sense 43. Présenté comme une révolution dans le domaine du yachting, ce système n'a pas vraiment dépassé le stade du projet - il est d'abord resté à l'état de prototype. Un système très similaire a été développé par Omer-Wingsail en collaboration avec One Sails. Ce gréement profilé, également flexible, a été testé avec succès sur un Elan 37 et un Seascape 18. Mais les profils d'Omer ne se sont pas vraiment imposés. Et Incidence Sails en France a également construit un gréement à ailes semi-rigides, avec lequel le sensationnel Arkema-Mini 6.50 (voir reportage dans YACHT 4/2017) devrait gagner la course des nains de haute mer à travers l'Atlantique.

common.RATING_THUMBS_HEADLINE
L'aile profilée est divisée en deux, comme sur l'AC-Cupper. Cela assure une meilleure efficacité
Photo : VPLP

Téléchargements :

Michael Good

Michael Good

Rédacteur Test & Technique

Michael Good est rédacteur de tests chez YACHT. Dans le cadre de cette fonction, il s'occupe en premier lieu des nouveaux bateaux, de leur présentation et de la production de rapports de tests. Michael Good vit et travaille en Suisse, au bord du lac de Constance. Il fait de la voile depuis son enfance et, en plus de son activité professionnelle, il participe activement à des régates depuis de nombreuses années, actuellement surtout dans les classes Finn Dinghi et Melges 24. Il est également copropriétaire d'un 45er National Kreuzer construit en 1917. Michael Good travaille pour la rédaction de YACHT depuis janvier 2005 et a testé près de 500 yachts, catamarans et dériveurs pendant cette période.

Les plus lus dans la rubrique Yachts