Les années passées n'ont pas été faciles pour Alubat. Entre-temps, la production aux Sables d'Olonne a même dû être complètement arrêtée. Mais aujourd'hui, le chantier naval peut prendre son envol avec de nouveaux investisseurs et un nouveau directeur. Le PDG du spécialiste de l'aluminium s'appelle Christian Picard, un homme au parcours et à l'expérience riches dans le secteur du yachting.
Alubat est surtout connu pour ses yachts d'eau bleue en aluminium des lignes de chantier Ovni et Cigales. Le programme d'Alubat va maintenant s'élargir avec une série de catamarans. Le coup d'envoi est donné par l'Ovnicat 48, une construction du célèbre studio Mortain & Mavrikios Yacht Design à La Rochelle. D'après les premiers plans et rendus, l'Ovnicat 48 est basé sur le concept traditionnel et éprouvé des catamarans de croisière modernes. Cela signifie des formes de coque modérées avec des quilles tronquées attachées, des plates-formes de bain à l'arrière, un cockpit extérieur entièrement couvert et un poste de pilotage surélevé sur le côté. En outre, un plan de voilure sportif et performant est prévu, avec une grand-voile squarehead et un génois à chevauchement court.
Les coques, les beams et la plateforme centrale sont construits en aluminium, tandis que la structure de la cabine est en PRV. Pour des raisons de poids, comme l'explique le chef d'Alubat Christian Picard. Les constructeurs ont calculé un poids à vide d'environ 12,5 tonnes pour l'Ovnicat 48. Si ce chiffre peut être respecté, la construction en aluminium serait plutôt légère par rapport aux catamarans de taille similaire en fibre de verre. A titre de comparaison, le Leopard 48 pèse 14,5 tonnes, le Lagoon 450 environ 15,5 tonnes et le tout nouveau New 47 de Fountaine Pajot devrait peser environ 13,8 tonnes.
Les catamarans de série en métal léger sont extrêmement rares. Jusqu'à présent, aucun des principaux fabricants d'aluminium n'avait osé s'attaquer à ce sujet. Alubat joue donc en quelque sorte le rôle de pionnier. L'aluminium est un matériau très apprécié des navigateurs en eau bleue, car il est extrêmement robuste, fiable, sûr et facile à réparer - si tant est que cela soit nécessaire. L'inconvénient : la construction en aluminium est très compliquée par rapport aux constructions en PRV et donc très coûteuse. Le premier prix (élevé) annoncé par Alubat pour l'Ovnicat 48 s'élève à environ 950.000 euros, prêt à naviguer, TVA de 19% comprise.

Rédacteur Test & Technique